samedi 20 août 2011

Tous à Zanzibar

John Brunner


































Ce roman écrit en 1968, se déroule de nos jours, sur notre planète. A New-York, la ville polluée est protégée par un dôme. Le nombre de maladies génétiques liées  aux radiations a conduit à une politique d’eugénisme draconienne. Les émeutes se produisent à chaque coin de rue, et des «amocheurs» risquent de vous agresser sans crier gare. Donald Rogan, le Blanc, et Norman House l’Afro-Américain tentent de survivre dans ce monde où le mal-être est combattu par des drogues et où les décisions politiques sont prises par une société qui délègue son pouvoir à un super ordinateur. C’est ainsi que Norman sera mandaté pour régler les détails de l’achat d’un pays africain. Donald, lui, sera envoyé au Yatakan, après avoir été transformé en machine à tuer, pour tenter de s’emparer de la découverte d’un généticien.
On ne peut pas dire que l’ambiance soit celle des bisounours, mais c’est d’autant plus dérangeant que l’on a souvent l’impression de lire un bulletin d’info contemporain. En effet John est un visionnaire. Il a tout anticipé : le téléphone mobile, qu’il nomme imaphone, la télé 3D, les ordinateurs, et même l’euro (comment a-t-il pu imaginer que le prix de la vie serait multipliée par 6!), le développement de la génétique...
Récompensé par de nombreux prix, c’est donc un monument de la science fiction. La lecture n’en est pas toujours aisée et demande de l’attention, mais les amateurs du genre ne devraient pas être déçus

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