lundi 8 août 2011

Un été sans les hommes

Siri Hustvedt







 



Confidences d'une femme de trois fois vingt ans, que son mari délaisse pour une Pause.


Après un pétage de plomb en règle, elle se reconstruit à la lumière d'une réflexion sur les âges de la femme :


-       adolescence qu'elle côtoie lors d'un atelier de poésie qu'elle anime, et qui la conduira à une sorte de psychodrame autour de l'exclusion de l'une d'entre elle, la ramenant à sa propre expérience de mouton noir


-       maturité assortie à l'apprentissage de la vie en couple et de la dichotomie mère-épouse : c'est l'amitié avec sa voisine jeune maman qui sera l'occasion


-       âge mûr : elle va rendre visite à sa mère et ses compagnes de vieillesse, et ce sera l'occasion de révélations sur la vie de couple de celle-ci, C'est aussi une dissertation quelque peu amère sur la conscience du vieillissement inéluctable


Les rapports mère fille sont également analysés, dans une double direction, par rapport à sa mère et à sa fille.


Le ton est dans l'ensemble élégant, érudit, cultivé, tissé sur une trame poétique (le lecteur non anglophone est malheureusement quelque peu mis à distance du fait des références anglo-saxonnes).


Le récit est pimenté par l'intrusion de mails anonymes et mystérieux qui évolueront de l'animosité à un échange chaleureux et profond. Je ne suis pas sure d'avoir compris leur origine...       



 

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