dimanche 6 novembre 2011

Salut ma glande

Vincent Beuret





Avec un tel titre je m’étais préparé au pire, et j’ai trouvé...le meilleur! Deux amis de longue date (un informaticien et un biologiste) devisent autour d’un verre, rejoints par un artiste, une jeune femme romantique, un croque mort et pour finir le revendeur d’informatique de la place. La discussion ne se borne pas aux conditions météo ou à la dernière apparition télévisuelle d’un homme public, mais concerne le déterminisme. Point de philosophie de comptoir mais des échanges (Platon n’est pas an rendez-vous, car chacun progresse dans son raisonnement au fil de la discussion) argumentés à la lumière de son expérience professionnelle ou personnelle. Je vais pas ici ré-écrire le livre en développant l’argumentaire : je laisse aux futurs lecteurs le plaisir de le découvrir par eux-même. Le texte est court et assez dense,  judicieusement mis en scène avec cette conversation au ton familier, qui le rend non seulement abordable mais agréable.

Notre auteur serait-il suisse pour qu’un passant manque de s’encoubler dans son pantalon trop large?

Autre réflexion, d’où vient le fait que l’on trouve de trop nombreuses fautes d’orthographe chez nombre de petits éditeurs : manque de moyens pour relecture, effet secondaire de l’écriture au clavier qui distancie l’orthographe intuitive et augmente le risque de « fôter » du fait de la saisie?

Enfin, j’en reviens au titre : aurais-je postulé pour ce partenariat si le livre s’était appelé : «questions sur le déterminisme du point de vue de la biologie et de l’informatique»? Il est probable que non. C’était donc un très bon choix, attirant l’attention par son caractère facétieux, pour peu que l’on ait le goût du risque.


Quelques extraits

Tu vois, cette place résume l’idée que je me fais de la vie, la proximité du magasin de bébés et des pompes funèbres me fait vivre chaque jour comme si c’était le dernier et la galerie d’art en face me fait rêver comme si la vie était éternelle


On a passé aussi de longs moments, silencieux, sans que ceux-ci deviennent gênants pour l’un ou pour l’autre. C’est lorsque que l’on passe de tels moments avec une personne  que l’on peut véritablement parler d’amitié

Et s’il fallait mettre une note, ce serait 4/5



Je remercie les Agents Littéraires et les éditions ThebookEdition.com pour ce partenariat fort apprécié

 

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