mardi 21 février 2012

Les enfants de la terre Le pays des grottes sacrées 1è partie

Jean M Auel


























Voici donc le 6è tome de cette longue saga préhistorique qui retrace la destinée d’Ayla, au cours de la dernière période glaciaire, 30 000 ans avant notre ère, à travers toute l’Europe.


Pour qui prendrait l’histoire à partir de ce tome, , il n’y aurait pas de gros problème de compréhension, car les faits originels sont repris : Ayla est une jeune Homo sapiens, qui a perdu ses parents très tôt et a été recueillie par un groupe de Néandertaliens, dits tête-plates (et oui déjà à cette époque, d’aucuns se permettaient de comparer les civilisations...) Elle n’apprendra que beaucoup plus tard le langage qui est celui de son peuple ce qui lui conférera un accent la désignant comme étrangère. Mais là ne s’arrêtent pas ses singularités : chassée par ceux qui l’ont élevée, elle vit seule pendant toute une période où elle va profondément s’imprégner des connaissances que lui enseigne l’observation de la nature, des animaux et des plantes, savoir dont elle avait acquis les rudiments chez les Néandertaliens. Son périple est largement exposée au cours des premiers tomes de la saga.


Pour qui a déjà longuement savouré toute l’épopée, l’histoire se fait un peu répétitive. Tout l’intérêt de ce nouvel épisode est la visite des grottes du sud ouest de la France  : nous sommes cette fois en pays connu (même si celui-ci se nomme Zelandonia) Cette visite fait partie de l’enseignement que reçoit Ayla par la Première de sa caverne dont on pressent qu’elle est appelée à lui succéder. 

Par ailleurs Ayla est maman d’une petite fille née de son union avec le beau Jondalar  Pour le reste beaucoup de redites : à chaque nouvelle communauté rencontrée, Ayla surprend par son accent et ses animaux (chevaux et loup domestiqués, ce qui est complètement hors norme dans ce contexte, et inspire à chaque fois la peur, jusqu’à ce qu’Ayla démontre l’absence de danger et l’utilité de ces animaux). Si l’on compare aux épisodes précédents, on a moins de scènes sexuelles torrides : le couple a beaucoup plus de préoccupations domestiques et vit en communauté ce qui ne favorise pas l’intimité...

Dans le droit chemin des précédents tomes, on retrouve les thèmes du racisme, souvent liés à la méconnaissance de l’autre, de la résilience (les personnages abimés vont par l’intermédiaire d’Ayla sublimer leurs limites et retrouver un rôle actif dans le groupe, comme Ayla a pu le faire dans sa jeunesse.) J’ai apprécié cette lecture comme les précédents en regrettant toutefois les longueurs et les répétitions, sur lesquelles je l’avoue, j’ai quelquefois lu les pages en diagonale. L’ensemble aurait gagné à être un peu plus concis (à chaque présentation d’Ayla au cours du périple qu’elle parcourt, ses antécédents sont rappelés et de la même façon...). 600 pages, c’est long pour une simple visite des grottes peintes...

Je remercie Masse Critique de Babelio et les éditions Pocket pour ce partenariat fort apprécié


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