vendredi 28 septembre 2012

Peste et choléra

Patrick Deville











  • Broché: 219 pages
  • Editeur : Seuil (23 août 2012)
  • Collection : Fiction & Cie
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021077209
  • ISBN-13: 978-2021077209
  • Existe en eBook











Patrick Deville nous invite ici à un voyage multidimensionnel, à savoir dans le temps et dans l'espace sans se soucier de l'unité de temps,ou de lieu, ni même d'action : on estr donc bien loin de la scène classique, au risque de s'y perdre. Oubliée la chronologie. Même les  personnages ne sont pas sûrs de leur appartenance à une époque : un mystérieux fantôme.du futur (s'appellerait-il Patrick D.?) côtoie le héros de ce récit, Alexandre Yersin, surdoué multicarte, réalisant des prouesses tant en médecine qu'en exploration topographique et anthropologique à une époque   "où la nature n'est pas encore une vieillarde fragile qu'il faut protéger, mais un redoutable ennemi qu'il faut vaincre". Indifférent aux conflits qui agitent la  première moitié du vingtième siècle, Yersin n'a de cesse de découvrir de nouveaux territoires, risquant sa vie ( et sauvé in extremis par ses connaissances médicales).


L'écriture est déroutante : le lecteur, bien installé dans un  chromo désuet tout à fait dans le ton des récits de voyages du dix-neuvième siècle,  écarquille tout à coup les yeux quand il croit avoir lu que l'on faisait allusion au téléphone mobile! De même, l'auteur fait peu de cas de la syntaxe, au lecteur de comprendre, sans verbe,  ou sans sujet, une suite de mots entre deux points.


Et tout ce fatras déjanté sur un sujet peu cocasse à l’origine finit par créer une connivence. D’autant qu’il est drôle, Patrick Deville, quand il évoque ce «dictateur en noir et gris qui imite assez bien Chaplin», ou aborde à sa façon la physiologie des poules :»Comme chacun sait, il fait chaud à l’intérieur d’une poule. Quarante deux degrés. Bien plus chaud qu’à l’intérieur d’un mouton. Qui garde sa petite laine»


Un temps d’adaptation est donc nécessaire pour être sous le charme, mais cela vaut le coup quelquefois de sortir des sentiers battus, que l’on soit savant, ou romancier





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