dimanche 12 mai 2013

Dune

Frank Herbert









  • Poche: 828 pages
  • Editeur : Pocket (22 novembre 2012)
  • Collection : Pocket Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266233203
  • ISBN-13: 978-2266233200











Cela relève du défi que de s'attaquer à ce monument qu'est Dune, livre culte de la SF. C'est prendre le risque de s'embarquer dans une première étape de plus de 700 pages,  avec pour deuxième punition pour peu que l'addiction naisse d'être condamné à poursuivre les nombreux tomes qui constituent la suite de l'aventure...eh bien défi relevé! Avec de lourdes craintes au départ, lorsque faisant irruption dans cet univers si particulier le lecteur novice se sent un peu alien (bonne idée que ce lexique à la fin du volume pour se familiariser avec les termes ).  Puis la magie opère, avec un intérêt croissant, pour atteindre un paroxysme lors de la découverte des secrets de l'ethnie paria de la planète Arakis, les Fremen, qui ont appris à vivre dans cet environnement inhospitalier, contraints de récupérer leurs propres sécrétions corporelles pour s'hydrater,  et cohabitant avec ces horribles vers géants qui avalent tout sur leur passage. Écologistes avant l'heure, l'intérêt qu'ils suscitent de la part des Harkonnen est lié à l'Epice, drogue qui sent la cannelle, qui a le goût de la cannelle, mais dont les effets s'apparentent aux plus puissantes d'orgues psychodyleptiques. L'intrigue se révèle peu à peu, au rythme des alliances et traîtrises,  ponctuée par des crimes raffinés (les poisons sont particulièrement maîtrisés, dans leur mode de fonctionnement et leur voie d'administration). Les ascendances génétiques des héros, associées à leur éducation spécifique leur octroient des pouvoirs très appréciés lors des confrontations au sommet .

C'est un univers très dense, solidement construit, et donc parfaitement cohérent. Les thèmes sous-jacents font écho à des problématiques bien actuelles : écologie, convoitise, prépondérance des valeurs marchandes sur les valeurs humanitaires, racisme...

Oserais-je donc poursuivre l'aventure dans les livres suivants? Oui, avec un seul regret, comme le signalait récemment une Babéliste, la piètre qualité de l'impression, avec un florilège de coquilles qui agacent fortement.   

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