lundi 27 janvier 2014

Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner

Collectif









  • Broché: 230 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (4 avril 2012)
  • Collection : Entretiens/Clés
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226240748
  • ISBN-13: 978-2226240743
  • Existe en ebook











Lorsque les plus éminents professionnels de la pensée humaine décident de sortir de leur ghetto d’approche, le meilleur se profile à l’horizon. Neuphysiologistes, psychiatres, neurologues, psychothérapeute, psychanalystes, chacun a longtemps contemplé le mystère de la conscience par le petit bout de sa lorgnette, revendiquant avec un dogmatisme quasi religieux qu’ils détenaient  la vérité. Or plus  les connaissance progressent, plus les affirmations péremptoires qui ont retenti dans les amphithéâtres des facultés de médecine se délitent en de fumeux verbiages. Ce qui amène les générations qui suivent à plus de modestie : plus on en sait et plus on sait qu’on en sait peu…
Et lorsque la coopération se substitue à la rivalité, les intuitions des uns rejoignent les preuves des autres, pour mieux comprendre et mieux guérir.

Et tout cela avec un cortège de bonnes nouvelles : 

oui nous perdons un gros tas de neurones tous les jours mais on s’en fout, ce sont les synapses qui font le boulot, et elles restent actives et se multiplient  tant que nous les sollicitions, c’est à dire tant que nous continuons d’apprendre, d’analyser, de faire preuve de curiosité. Et même si d’énormes dégâts se produisent, la plasticité neuronale peut compenser les conséquences. 

Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le journal de 20 heures (ou de tout autre horaire) l’homme ne vit bien qu’en compagnie de ses pairs, et plus que le pouce opposable ou la conscience d’être conscient , c’est la capacité d’empathie qui lui confère son statut unique d’humain, scientifiquement mis en évidence grâce à l’imagerie fonctionnelle, qui illumine les neurones miroir. Certes la rivalité nécessaire pour la sauvegarde de l’individu, liée au désir,  conduit à des conflits, mais leur mode de résolution n’est pas irrémédiablement destructeur. 

Un bémol cependant, 3 erreurs émaillent le discours : 

les fonctions cervicales, ça n’existe pas. Si, pour tourner la tête, mais pas plus. Ce qui m’agace dans un polar,  me fait bondir dans l’interview d’un neurologue…

Le regretté Hervé Allain n’était pas neuroradiologue à Caen mais neuropharmacologue à Rennes

Enfin, contrairement à ce qu’affirme le Dr Oughourlian, et pour en avoir testé des milliers, tous les nouveau-nés voient, (sauf s’ils sont aveugles, mais c’est rare). 


C’est le genre de bévue qui ébranle ma confiance pour le reste du propos que je maitrise moins…


C’est pardonné (mais zut, une relecture, c’est pas la mer à boire…)

Je garde cependant un avis très positif pour ce recueil, plein d’espoir, de pensées positives, et très accessible au public du fait des qualités pédagogiques des auteurs.

Le parcourir entraine les synapses …Lorsque les plus éminents professionnels de la pensée humaine décident décident de sortir de leur ghetto d’approche, le meilleur se profile à l’horizon. Neuphysiologistes, psychiatres, neurologues, psychothérapeute, psychanalystes, chacun a longtemps contemplé le mystère de la conscience par le petit bout de sa lorgnette, revendiquant avec un dogmatisme quasi religieux qu’ils détenaient  la vérité. Or plus  les connaissance progressent, plus les affirmations péremptoires qui ont retenti dans les amphithéâtres des facultés de médecine se délitent en de fumeux verbiages. Ce qui amène les générations qui suivent à plus de modestie : plus on en sait et plus on sait qu’on en sait peu…
Et lorsque la coopération se substitue à la rivalité, les intuitions des uns rejoignent les preuves des autres, pour mieux comprendre et mieux guérir.

Et tout cela avec un cortège de bonnes nouvelles : 

oui nous perdons un gros tas de neurones tous les jours mais on s’en fout, ce sont les synapses qui font le boulot, et elles restent actives et se multiplient  tant que nous les sollicitions, c’est à dire tant que nous continuons d’apprendre, d’analyser, de faire preuve de curiosité. Et même si d’énormes dégâts se produisent, la plasticité neuronale peut compenser les conséquences. 

Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le journal de 20 heures (ou de tout autre horaire) l’homme ne vit bien qu’en compagnie de ses pairs, et plus que le pouce opposable ou la conscience d’être conscient , c’est la capacité d’empathie qui lui confère son statut unique d’humain, scientifiquement mis en évidence grâce à l’imagerie fonctionnelle, qui illumine les neurones miroir. Certes la rivalité nécessaire pour la sauvegarde de l’individu, liée au désir,  conduit à des conflits, mais leur mode de résolution n’est pas irrémédiablement destructeur. 

Un bémol cependant, 3 erreurs émaillent le discours : 

les fonctions cervicales, ça n’existe pas. Si, pour tourner la tête, mais pas plus. Ce qui m’agace dans un polar,  me fait bondir dans l’interview d’un neurologue…

Le regretté Hervé Allain n’était pas neuradiologue à Caen mais neuropharmacologue à Rennes

Enfin, contrairement à ce qu’affirme le Dr Ourghoulian, et pour en avoir testé des milliers, tous les nouveau-nés voient, (sauf s’ils sont aveugles, mais c’est rare). 


C’est le genre de bévue qui ébranle ma confiance pour le reste du propos que je maitrise moins…


C’est pardonné (mais zut, une relecture, c’est pas la mer à boire…)

Je garde cependant un avis très positif pour ce recueil, plein d’espoir, de pensées positives, et très accessible au public du fait des qualités pédagogiques des auteurs.
Le parcourir entraine les synapses …




"Le morcellement du savoir mène au dogme, le dogme mène au pouvoir et tout le monde est complice. Mais si vous voulez vraiment explorer le monde, c'est autre chose. Impossible de morceler le savoir. Il faut mettre votre nez partout où il y a quelque chose à comprendre. Et éventuellement vous traquer au dogme, quand le barrage qu'il oppose aux nouvelles découvertes devient trop paralysant, trop bête"

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