samedi 3 janvier 2015

Meurtres pour rédemption

Karine Giébel










  • Poche: 988 pages
  • Editeur : POCKET; Édition : POCKET (8 mars 2012)
  • Collection : Pocket
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266180746
  • ISBN-13: 978-2266180740
  • Existe en version numérique







Dommage que l’on ne puisse pas accorder plus de cinq étoiles :impossible de rester indifférente face à une telle intensité dramatique : rien lu de si perturbant depuis Millenium. D’ailleurs, sans même jeter un oeil sur la quatrième de couverture, l’héroïne évoque immédiatement Lisbeth Salander, par sa jeunesse, sa violence, son intelligence et sa volonté féroce d’aller au bout de son chemin. Même maîtrise des arts martiaux, et même enfance pourrie, même manque d’amour.

Toute la première partie se déroule en prison, où Marianne, vingt ans, survit depuis trois ans. L’univers carcéral dans toute son horreur : la violence  règne en maître, qu’elle vienne des co-détenus ou des matons. Le feu couve sous les braises et il suffit d’un geste, d’un regard ou d’un mot pour faire naître l’incendie. Il existe bien quelques escales de répit sur ce sombre voyage, une matonne  bienveillante, et peut-être l’amour, mais ces ancrages sont bien fragiles.

Ne nous leurrons pas, Marianne n’est pas un enfant de choeur : elle a un tableau de chasse exceptionnel pour une jeune fille de son âge : les meurtres commis ne lui permettent pas d’espérer une libération prochaine : et c’est un double tranchant puisqu’elle n’a plus rien à perdre. Jusqu’au jour où, à son grand étonnement, n’ayant plus aucun lien avec l’extérieur, une visite au parloir lui laisse entrevoir une possibilité de retrouver la liberté. A quel prix?…….

Personnages bien incarnés, dialogues mis en forme à la perfection, suspens et action intenses, de quoi hésiter en permanence : tourner toujours plus de pages connaître la suite ou faire une pause pour apaiser l’angoisse que suscite le récit du cataclysme qui poursuit la jeune fille.


Les mille pages se dévorent à toute vitesse, et le silence après la dernière phrase, c’est encore du Karine Giébel : pas facile de choisir une nouvelle lecture après cela.


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