lundi 15 juin 2015

L'incroyable histoire de Wheeler Burden

Selden Edwards









  • Broché: 650 pages
  • Exite en poche (10/18)
  • Editeur : Le Cherche Midi (23 janvier 2014)
  • Collection : Ailleurs
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Hubert Tezenas
  • ISBN-10: 2749117860
  • ISBN-13: 978-2749117867
  • Existe en version numérique






Pour tenter de nos jours une Xième histoire de voyage dans le temps, il faut trouver le moyen de la rendre originale…Selden Edwards choisit Vienne en 1897 pour lieu d’ "atterrissage"  de ses personnages, (eh oui, ils sont plusieurs d’une même famille à se retrouver en même temps dans l’illustre capitale :  c’est l’une des originalités du roman) et comme ils n’ont pas tous « décollé «  en même temps : les générations sont inversées. Autant dire qu’il vaut mieux se concentrer sur les réflexions philosophiques existentielles et à l’analyse du contexte social et historique  que cogiter sur la logique et la cohérence d’un tel imbroglio.

Vienne, donc, à une époque où la ville affiche une santé culturelle resplendissante, et si le jeune Hitler a alors 10 ans , les prémisses d’un antisémitisme apparaissent. Si les membres de la famille Burden s’y retrouvent , pour mieux s’y perdre, ils résistent à deux tentations : refaire l’histoire et refaire leur histoire . Les secrets de famille sont révélés, mais ce qui est écrit est écrit, et nul ne peut modifier le destin de l’humanité.

En fait si un peu quand même car la fortune accumulée dans la famille, malgré le futur krach de 29 (et même grâce au krach de 29) n’est pas uniquement une affaire d’intuition…

Si l’on met à part quelques anomalies de syntaxe (liées à la traduction?) le récit est agréable à lire car très varié, tant sur le plan géographique que temporel . L’intrigue se révèle à la façon d’un puzzle avec quelques pièces surprise, dont fait partie le résident de 19 Bergstrasse, Si l’on y ajoute les amours incestueuses, mais pas tant que ça, puisque « ton père n’est pas ton père mais ton père ne le sait pas, il faut quand même un petit miracle pour ne pas perdre le fil . Et c’est possible :  c’est sans doute la clé du succès de ce roman, qui réussit à rassembler entre ses deux couvertures des descriptions techniques de lancer de la balle de base-ball et un aperçu de la vie sentimentale de Gustav Mahler!.


Merci à Babelio et à 10/18 pour ce partenariat très apprécié.






Il disait que la principale fonction de la musique était d'organiser le réel en harmonies qui nous font oublier que nous sommes entourés de hasard. D'après lui on peut en dire autant des grands livres.

Quand les gens commencent à penser que le progrès va de soi et que la vie est facile, ils perdent toute croyance en l'héritage culturel de leurs pères et ils s'enlisent.


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