dimanche 4 octobre 2015

Le sixième sommeil

Bernard Werber









  • Broché: 416 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (30 septembre 2015)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226319298
  • ISBN-13: 978-2226319296






Où est passé le Werber des Fourmis et des Thanatonautes?

Certes, il fait toujours la preuve d’une imagination débordante, dans un but avoué de parvenir à un niveau de conscience et de connaissance supérieur, pas pour lui même, mais pour l’ensemble de l’humanité qui se débat dans un vase clos, envahie plus par ses certitudes que par ses doutes.

Cette fois, ce sont les rêves qui constituent le portail d’une conscience augmentée : c’est une manne dont on ne se nourrit pas. Beaucoup des adultes pensent même ne pas rêver, alors que c’est juste le souvenir qui leur fait défaut. Et pourtant cette activité du cerveau est fondamentale dans notre équilibre psychique. Même si toutes les fonctions n’en sont pas encore élucidées, on connaît les conséquences délétères d’une suppression chimique des rêves, particulièrement en France où l’on surconsomme les somnifères à base de benzodiazépines, qui détruisent l’architecture du sommeil, grèvant ainsi le fonctionnement de la mémoire, à court ou à long terme.

Alors Bernard Werber part explorer cette terra incognita, comme Christophe Colomb et ses caravelles partit pour les Indes. De Paris à Kuala Lumpur, le personnage principal , aidé par son métier (il est neurophysiologiste), va se lancer dans la recherche du 6ème stade du sommeil, celui qui vous fait accéder au coeur de votre propre inconscient, et ainsi de régler les conflits personnels in situ.

Bernard Werber s’est inspiré du mode de vie d’une tribu aujourd’hui disparue, les Senoïs, que la déforestation massive a détruite, et qui accordait une grande importance aux rêves, cultivant l’art de s’en souvenir, de s’en servir dans les relations avec les autres membres de la communauté.

C’est plutôt intéressant comme propos. Alors qu’est-ce qui cloche?

En premier lieu, l’écriture. Les fautes d’orthographe, de syntaxe (Je pensais que plus personne ne disait « vous n’êtes pas sans ignorer »…), les dialogues artificiels, les inclusions mal réussies d’information didactique…ça fait beaucoup pour réussir à entrer dans l’histoire. 

Par ailleurs, ça ressemble beaucoup à un roman précédent « Les thanatonautes », à ceci prêt que c’était la frontière entre la vie et la mort qui était le but à atteindre. Le style était-il meilleur ou l’histoire m’avait-elle davantage séduite, peut-être par sa nouveauté?


J’ai été une fan. J’ai lu tous ces romans. La lassitude me gagne.


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