vendredi 13 novembre 2015

Je me souviens

Martin Michaud







  • Relié: 648 pages
  • Editeur : Kennes Editions (30 septembre 2015)
  • Collection : KE.ROMAN POLIC.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2875801678
  • ISBN-13: 978-2875801678










V’la un chouette polar que je trippe en masse! Merci infiniment à Babelio et aux éditions Kennes pour m’avoir permis de découvrir cet auteur et son univers, parfumé au sirop d’érable.

Tout d’abord, une belle première impression lorsqu’on sort le livre de son carton d’expédition : c’est un beau pavé (challenge en cours) avec une très élégante couverture noire, le nom de l’auteur en relief et une petite silhouette rouge qui tombe dans un décor urbain. Ensuite, lorsqu’on jette un oeil à l’intérieur, on découvre une belle police (un minimum syndical pour ce genre de littérature), une texture de papier agréable et des typos variées pour représenter différents documents qui interviennent dans l’enquête : bravo à l’éditeur, c’est un bel objet.

Ensuite les personnages et en tête le sergent détective Victor Lessard, un séduisant (dans l’histoire et pour le lecteur) quinqua, soucieux de son apparence (eh oui quand on s’amourache d’une jeunette , il faut assurer), une batterie complète de casseroles à trainer (alcool, dépression, séparation, deuil….) et bien sûr, très très malin pour démêler des affaires complexes. Le couple professionnel qu’il forme avec Jacinthe, boulimique compulsive, un vocabulaire de charretier, une apparence originale, est un vrai régal (un peu le pendant de notre Adamsberg national avec Rétancourt).

Plus une palette de personnages secondaires bien campés, l’équipe est gagnante.

On n’est pas dans le polar sociologique, mais plutôt sur de l’espionnage. Comme l’auteur s’en explique en post face, à partir de faits réels, on imagine ce qui aurait pu se passer. Et là on n’est pas déçu, l’intrigue est complexe à souhait, l’enquête riche en fausses pistes et chausse-trappes pour le lecteur qui pense avoir tout compris. Ça se dévore avec avidité, tant le chemin pour parvenir à une explication est captivant. On peut y ajouter des embrouilles perso pour Lessard, dont le fils fricote avec des nazillons profanateurs de tombes, ce qui montre bien que le sergent détective est multi-tache, avantage incontestable lorsqu’on est à ce point badloqué*.

Enfin, dernier commentaire, argument majeur dans l’attrait suscité par ce polar, les dialogues savoureux, (l’avantage de les lire plutôt que de les écouter est qu’on peut aisément les comprendre), et la verve de Jacinthe leur donne un relief très plaisant.

C’est un coup de coeur qui m’a fait me précipiter sur les autres tomes qui mettent en scène le sergent détective, afin  de découvrir à l’envers,  le parcours qui l’a conduit là où il en est. Avec l’espoir que les aventures ne sont pas terminées, et que l’on pourra se régaler de la suite. 


*malchanceux.

Challenge Pavés 2015-1016 Babelio




Électrocardiogramme à plat. Ça lui avait fait un petit pincement au cœur quand la remorqueuse avait emmené la dépouille, mais il s'était consolé en se disant que sa voiture avait connu la fin dont il rêvait pour lui-même : se coucher un soir pour ne plus jamais se réveiller.

*

La lutte pour le territoire se déroulait à un autre niveau. Ils étaient engagés dans la guerre des boutons : il montait le chauffage, elle le baissait ; elle syntonisait une station de radio, elle en mettait une autre.



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