mardi 10 mai 2016

Incurables

Lars Kepler



  • Broché: 512 pages
  • Editeur : ACTES SUD (29 mars 2013)
  • Collection : Actes noirs
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Suédois):  Hege Roel-Rousson
  • ISBN-10: 2330017677
  • ISBN-13: 978-2330017675










Pas de mystère ni de suspens : quand on ouvre un polar signé Kepler, on sait qu’il faut oublier toute velléité de meubler sa journée (matinée, après midi, soirée….) avec des tâches même urgentes : on est vite pris au piège.
Qui a dit que les polars nordiques étaient lents? Dans cet opus, l’action est au premier plan : les chapitres sont très courts mais riches en événements et rebondissements, ce qui donne un rythme endiablé à ce thriller.
Certes on retrouve Joona Linna et ses casseroles, mais celles-ci prennent moins de place dans l’intrigue, qui, il est vrai est tellement dense que l’inspecteur n’a pas trop le temps de se morfondre sur la disparition salvatrice de sa femme et de sa fille, dont on avait suivi les mésaventures dans les deux tomes précédents.

Le décor : un foyer d’accueil pour jeunes filles en détresse psychique profonde. Deux meurtres y sont commis à quelques minutes d’intervalle, une des résidentes, (avec une mise en scène macabre : la jeune fille se cache le visage avec les mains) et l’éducatrice qui assurait la garde ce soir là. Les deux ont eu le crâne défoncé, l’une avec un marteau et l’autre avec une grosse pierre.

Les soupçons se portent rapidement sur Vicky, une frêle jeune fille qui a pris la fuite juste après le drame. Elle s’empare d’une voiture garée à la lisère d’un bois (son occupante avait un besoin pressant) sans s’apercevoir qu’elle emmène dans sa cavale un petit garçon de quatre ans, sagement attaché dans son siège auto…

Jona fait l’objet d’une enquête par la police des polices, et n’est donc pas autorisé à travailler sur cette affaire. Et ça, ça lui est complètement égal! Il ne croit pas un instant à la version officielle de ses collègues qui voient en Vicky la coupable idéale, d’autant que ses empreintes sont retrouvées sur la scène de crime. Alors, mise à pied ou pas, Joona observe, écoute, déduit, vole des infos, bref, il enquête.

Une collaboration inattendue et importune vient perturber le raisonnement logique de Joona : c’est celle d’une jeune femme qui se dit médium et qui croit voir des fantômes dans des scènes qui rappellent étrangement l’affaire en cours…

Pas un temps mort, pas une once de gras, tout est mené tambour battant, avec à la fin de chaque chapitre, une seule envie, passer au suivant.


Le duo fameux de la collection Actes noirs fait encore mouche : les Kepler sont unis pour le meilleur et pour le pire (et dans les thrillers, le pire est souvent le meilleur!)

Challenge Pavés 2015-2016 Babelio




Le profilage consiste à établir l'analyse comportementale d'Aïn meurtrier en envisageant le crime comme une métaphore de l'état psychologique de celui qu'il a commis. L'idée sous-jacente et que le psychisme est une personne peut se refléter dans ses actes. Si un crime ne semble pas avoir été perpétré de façon méthodique, on peut supposer que le psychisme du tueur répond à une structuration chaotique qui ne peut être dissimulée que si celui-ci est une personne solitaire .

*

Celui qui a peur du noir n'est pas maître dans sa propre maison

*

Comme partout dans le monde, les voitures du réseau métropolitain portent un numéro de référence, mais depuis de nombreuses années, à Stockholm, elles ont également un nom. Cette tradition, qui remonte à 1887, tiendrait son origine des noms de chevaux qui tiraient les tramways à travers la ville.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire