dimanche 5 juin 2016

Angor

Franck Thilliez








  • Poche: 640 pages
  • Editeur : Pocket (8 octobre 2015)
  • Collection : Pocket thriller
  • Existe en version numérique 
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266262319
  • ISBN-13: 978-2266262316










Au coeur de cet opus qui met au travail Lucie Hennebelle et Franck Sharko, le thème de la transplantation d’organes, et particulièrement la transplantation cardiaque. 

Camille est une jeune gendarme dont le torse cicatriciel témoigne de la lourdeur des interventions subies. Mais la présence de cet organe étranger, nécessitant un leurre médicamenteux pour éviter que le système immunitaire rejette en bloc cet intrus, taraude la jeune femme. Elle perçoit en elle des modifications de son caractère. Pire, des rêves récurrents et glauques hantent ses nuits. D’où vient ce coeur auquel elle doit la vie? Qui est le donneur?

Quant à Lucie, heureuse mère de jumeaux, il lui tarde de remettre le pied à l’étrier, d’autant que sa curiosité lui a fait entrevoir l’affaire sur laquelle planche Franck : on a retrouvé une femme séquestrée sous terre, aveugle et folle, porteuse d’un curieux tatouage fait de chiffres et de lettres.
L’ADN est un fameux outil pour accélérer les enquêtes : on retourne la trace d’un potentiel coupable, mais aussi la preuve de l’existence d’une douzaine de femmes disparues et tatouées de la même manière …

L’enquête que mène Camille pour son propre compte l’amènera à rejoindre l’équipe de la crim : l’affaire va suivre son cours, mais pas sur le mode pantouflard : les différents protagonistes vont se trouver plus d’une fois en fâcheuse position (c’est finalement une bonne solution de lire les romans de cette série dans le désordre : on est plus serein quant à l’avenir de personnages vraiment mal barrés, mais que l’on sait présents dans l’opus suivant!)
Les personnages que l’on connaît n’ont rien perdu de leur charisme, tandis qu’apparaissent Camille mais aussi Nicolas, digne fils spirituel de Sharko.

C’est encore un excellent thriller, avec une exploitation claire et intelligente du thème choisi, ici les conséquences physiques et psychiques du fait de vivre avec l’organe de quelqu’un d’autre, de la difficulté de trouver des donneurs, de l’important dispositif destiné à préserver l’anonymat.

Challenge Babel Pavés 2015-2016




En 2000, un homme de 47 ans, ouvrier en fonderie, s'était mis à écouter de la musique classique après sa greffe cardiaque, et tous ses proches avaient affirmé que, au fil des semaines , son caractère s'était considérablement adouci. Il avait par la suite découvert que son donneur, un jeune homme de 24 ans, se rendait à son cours de violon lorsqu'il avait été tué d'une balle dans la tête, et qu'il s'était effondré , son instrument serré contre lui.

*
Elle songea bien malgré elle à une vieille blague belge : "Monsieur, vous avez une grave maladie et il vous reste deux mois à vivre… Et l’autre de répondre : Dans ce cas, je choisis juillet et août".

*

Attendre un organe, c’était s’accrocher à une bouée de sauvetage au milieu de l’océan en espérant qu’un bateau passe.








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire