dimanche 17 juillet 2016

les nuits de laitue

Vanessa Barbara





Pour se remettre d'un thriller bien noir, ou d'une actualité dont on aimerait tourner la dernière page et ne jamais en lire une autre version, quoi de mieux qu'un feel-good. 

Nous sommes au Brésil, dans une communauté unie autour de son facteur et de son pharmacien, qui assurent l'animation au quotidien : l'un distribue le courrier au hasard et l'autre énumère à qui veut l'entendre la liste des effets secondaires encourus lorsqu'on ingurgite tel ou tel remède. Personne n'ignore quoi que ce soit de la vie des voisins tant les parois des maisons sont fines. 

Le personnage central vient de perdre son épouse et tente vaille qui vaille de se remettre de cette absence, d'autant plus pesante qu'Ada était un véritable volcan en activité , 100 000 volts du réveil au coucher , entraînant Otto dans sa créativité explosive, lui qui , justement est un insomniaque chronique. Sa disparition laisse un tel vide qu'il serait prêt à retenter l'expérience pourtant ratée de la tisane de laitue sensée venir à bout de ses nuits blanches . Même l'amertume et l'inutilité manquent quand leur souvenir évoque un passé révolu et heureux. 

C'est particulièrement réussi lorsqu'y est mis en scène le naufrage qu'est la vieillesse pour citer Un célèbre général des années 60, et que malgré tout, le ton et la manière soient réconfortants L'apparente routine  égrène les jours et les semaines, mais c'est sans compter sur les frasques d'un drôle de personnage dont l'esprit est resté prisonnier d'une guerre qui ne finira jamais ...

Tous les personnages sont campés avec beaucoup de bienveillance, quels qu'ils soient et quoi qu'ils fassent, dans une sorte de détachement affectueux. Aucune aigreur, ni rancoeur : les évènements survienne y dans une sorte de logique quasiment taoïste : chaque acte étant une conséquence d'un fait précédent et  en déclenchant un autre , inéluctablement. 


C'est léger et poétique , ins prétention moralisatrice ou sociologique. Une tranche de vie d’un microcosme, no exceptionnel ni tout à fait banal.



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