mardi 25 octobre 2016

Stigmate

Jérome Camut
Nathalie Hug






  • Poche: 601 pages
  • Editeur : Editions SW Télémaque (20 avril 2007)
  • Collection : THRILLER
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2753300429
  • ISBN-13: 978-2753300422











Il n’était pas décent de laisser Rufus Baudenuit dans l’état où Jérome Camut et Nathalie Hug l’avaient laissé à la fin de prédation : séquestré dans une cave scellée par une plaque de béton, proie de choix pour le « pervers, misanthrope, paranoïaque, manipulateur, totalement égocentré et mégalomane » Kurtz, celui qui risque fort bien de hanter vos cauchemars, est ce n’est pas la lecture de Stigmate qui va calmer le jeu!

Tandis que Rufus se déshumanise peu à peu dans son bunker, humilié , torturé physiquement et psychiquement, ça s’agite en surface. Eliah Daza a repris le dossier, Thomas Davron et Andréas Dalbray trouvent des arrangements personnels avec leur conscience pour se reconstruire, tandis qu’une bande de tueurs à gage sévit et pourrait bien être aussi à la recherche de Kurtz.

Bien entendu, et malgré toutes les précautions d’Olivier Lavergne, alias Pierre André Second, alias Kurtz, un concours de circonstances va ramener Baudenuit à la surface (au propre comme au figuré), mais dans quel état? Et cette « libération » ne fait-elle pas partie du plan?


Autrement dit, pas question de s’ennuyer ne serait-ce que pendant un paragraphe, tant cet opus est mené tambour battant par des auteurs qui n’hésitent pas à décrire avec précision les scènes les plus sanglantes. Sans compter l’impression que l’on finit par avoir, que le diabolique personnage, ubiquitaire et protéiforme, est peut-être là, dans la rue en  bas de chez vous.

Les chapitres d’action alterne avec des extraits du manuscrit qu’a pondu ce malade, dans lequel il proclame son génie et développe ses théories sur le dressage humain, tout en faisant part de ses projets futurs.

C’est du costaud, du brutal, il n’y a pas d’espace pour reprendre son souffle, c’est noir, noir, noir.

⚠️Attention ⚠️ Spoiler



Le gros problème , c’est que je crains que cette fois, Baudenuit ne puisse pas s’en sortir (une balle dans le ventre et une dans la tête) , et sans lui, Kurtz risque de m’être encore plus antipathique et intolérable. Le seul argument en faveur d’une poursuite de la trilogie, c’est que le quatrième volet laisse la place aux deux enfants, Louis et Clara, qui avaient échappé aux griffes du monstre dans le premier volume




Malade, c'est le mot qui s'est imposé à lui lorsqu'il a refermé le manuscrit. Un malade total. Pervers, misanthrope, paranoïaque, manipulateur, totalement égocentré et mégalomane. Un fin cocktail de différentes maladies mentales qui, prises une par une, suffiraient à handicaper un cerveau.



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