vendredi 6 janvier 2017

Mille femmes blanches

Jim Fergus






  • Poche: 512 pages
  • Editeur : Pocket (5 mai 2011)
  • Collection : Litterature
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Jean-Luc Piningre 
  • ISBN-10: 2266217461
  • ISBN-13: 978-2266217460











Jim Ferguson a connu un vif succès avec ce vibrant hommage à ce peuple méprisé, humilié, méconnu, bafoué et quasiment anéanti. Les indiens d'Amérique ne demandaient pourtant pas autre chose que continuer à vivre sur les terres que leurs ancêtres leur avaient léguées et qu'ils auraient voulu transmettre à leur descendance. Mais nulle part et à aucune époque, les richesses naturelles n'ont permis que les peuples légitimes vivent en paix. Il y a toujours eu des prédateurs pour donner la priorité à leur volonté d'enrichissement pour venir mettre la pagaille dans des populations pacifiques.

C'est sur des faits historiques que se bâtit cette histoire romancée, à travers le journal imaginaire de l'une de ces femmes offertes au peuple indien, histoire de calmer leur soif de rébellion contre les envahisseurs. C'est donc la vie quotidienne d'une tribu Cheyenne qui nous est révélée, avec ses coutumes, ses traditions et ses croyances. Le point de vue n'est pas non plus manichéen : au delà des bons indiens et les méchants soldats, les combats entre tribus, les exactions de délinquants autochtones, ne sont pas passés sous silence. 

L'auteur ne se cache pas d'avoir construit une fiction, et soyons indulgents face à cet improbable journal, tenu jusqu'à l'agonie et transmis à la descendance de l'héroïne , malgré les solutions incendiaires utilisées par l'armée pour liquider l'ennemi. Oublions la façon cavalière avec laquelle Jim Fergus conçoit la psychologie féminine (ces femmes sont quand même peu réactives après avoir subi un viol) 

Laissons nous leurrer tout en savourant ce roman, qui met en lumière la façon qu'avaient les gouvernants de cette époque de disposer du sort de leur administrés. Je ne suis pas certaine que les choses aient universellement changées et bien des comportements actuels sembleront bien iniques à nos descendants, mais tout de même , le recrutement des jeunes femmes livrées aux indiens repose sur des considérations morales discutables . Même si le roman fait apparaître que finalement , La narratrice est sortie grandie (mais morte) de cette épreuve, il est plus que certain que pour la plupart, l'épreuve a été extrêmement douloureuse. 


En route pour la suite parue récemment : La vengeance des mères 





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