jeudi 13 juillet 2017

Ginny Moon

Benjamin Ludwig







  • Broché: 432 pages
  • Editeur : HarperCollins (10 mai 2017)
  • Existe en version numérique
  • Collection : HarperCollins
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Caroline Valaud










Prêts à partir à la recherche d’une Poupée dans sa valise?   Alors accrochons nous au chemin de la pensée de Ginny, ado, autiste, et adoptée.


Pas facile d’être Ginny Moon. D’avoir 14 ans et de vivre dans la maison-pour-toujours avec ses parents-pour-toujours. Surtout quand on en est à la troisième famille-pour-toujours, et que quelque part sa Poupée a besoin d’elle.

Au travers de sa quête, Ginny nous transmet avec ses mots sa perception du monde dans lequel elle vit. Certes elle en a acquis les codes, qu’elle utilise de son mieux, même lorsqu’ils n’ont pas de sens pour elle.  Et malgré ses compétences  apprises, il est parfois difficile de faire fi de de ce qui lui tient à coeur et de respecter les interdits (comme ne pas consoler un bébé qui pleure).
En miroir, les réactions de l’entourage, commentées par Ginny nous font entrevoir  le gouffre qui l’isole de la majorité de ses contemporains, élèves de la classe, parents, profs.

On le découvre assez rapidement, Ginny cumule les nuages au dessus de sa tête (Ginny : c’est une expression!) puisqu’elle est adoptée à la suite de placements multiples après qu’elle a subi des maltraitances graves. Mais en même temps, la différence, le handicap sont des facteurs favorisants, et ce n’est pas invraisemblable.


C’est un superbe roman, une histoire attachante, contée avec justesse, et qui permet de comprendre la façon dont la pensée fonctionne chez un jeune autiste. Et que s’il doit apprendre les règles de fonctionnement de la relation interhumaine, il serait bien nécessaire que le reste du monde, qui fonctionne naturellement avec ces règles, tente aussi de décoder les demandes qui lui sont faites. 



Je vérifie que ma bouche est fermée pour que personne ne puisse voir à l'intérieur de mon cerveau

*

Elle n'aurait pas dû poser cette question, parce que je ne sais pas ce que je dois répondre. Pour ça, il faudrait que j'aie neuf ans, comme avant, et que je sois de l'autre côté de ma Vie-pour-toujours. Que je fasse une soustraction pour m'enlever de ce côté et retourner de l'autre



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