mardi 24 avril 2018

Dîner avec Edward

Isabel Vincent








  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (5 avril 2018)
  • Existe en version numérique  
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) Anouk Neuhoff
  • ISBN-10: 2258145074
  • ISBN-13: 978-2258145078








Ce diner a t-il le pouvoir de stimuler l’appétit du lecteur? 

C’est l’histoire d’une amitié peu conventionnelle qui se tisse entre une jeune femme ordinaire (pour un décor  mettant en scène la classe moyenne à New-York ), tiraillée par ses problèmes de couple, et la conscience qu’elle a de ses imperfections (et ça c’est plutôt bien vu) et un senior, encore bien alerte bien que profondément blessé par la perte de son épouse, et passionné de gastronomie, passion qui ne peut s’épanouir et se justifier que dans le partage.

Autant de diners que de chapitres, le menu en titre. Et un peu comme un plat qui finit par être plus que la somme de ses ingrédients, le contexte affectif et émotionnel des rencontres successives se mêle aux saveurs et textures dégustées, fixant à jamais les goûts et les ressentis. C’est adroitement fait et digne d’éloge.

Les deux personnages évoluent ,la jeune femme vivant  une sorte de parcours initiatique, tandis que le cuisinier hélas subit les affres du temps, mais leur rencontre somme toute assez arrangée, pour la tranquillité de la fille du vieil homme, déléguant son amie pour veiller sur son père, aboutit à une alchimie intéressante. 

 J’ai donc partagé ces soirées dégustation et partage avec plaisir, pleine d’empathie pour ces personnages attachants, donnant  meilleur d’eux même en faisant fi des épreuves qui les ont secoués, (deuil pour l’un, difficultés familiales pour l’autre ) au moins le temps de ces agapes vespérales.

Douce écriture, sans affectation, à l’image des personnages, conscients de leurs limites. C’est une leçon de bien vivre ensemble, une rencontre constructive entre générations.


Dommage qu’il n’y a ait pas en exergue les recettes concoctées par Edward.

 #DînerAvecEdward #NetGalleyFrance





En fin de compte, le mariage avait bel et bien tué notre couple. C'est un phénomène classique.

*

Edward m'avait nourrie bien autrement qu'en m'offrant à manger. Certes , il fait élaboré de magnifiques festins et parfois des menus tout simples, mais, si je me slovènes encore si nettement de chaque repas, c'est parce que le moindre dîner avec lui, comme l'écrivait M.F.K. Fisher, me "permettait d'affronter vraiment les fringales de notre univers".




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