mercredi 2 mai 2018

Toscane

Vincent Ollivier








  • Broché: 336 pages
  • Editeur : FLAMMARION (2 mai 2018)
  • Collection : LITTERATURE FRA
  • Langue : Français
  • Existe en version numérique














Toscane…Florence, Sienne et son palio, le campari en terrasse? Que nenni! Il suffit d’une bande de quelques personnages cupides, plus sensibles à la couleur des billets de banque qu’à celle du ciel d’Italie pour oublier bien vite la dolce vita. Pour Vincent Ollivier, la Toscane c’est infidélité, trahison, hacking, et escroquerie! 

Tout commence par des coups de feu inopinés dans la villégiature équestre : il faudra cependant attendre la fin de l’histoire pour comprendre ce qui s’est passé. En attendant, on profite d’une galerie de personnages hauts en couleur.

Non, il n’y en a pas un pour rehausser le niveau, parmi ces personnages, veules, sournois, parfois violents ou simplement naïfs. Ce qui constitue les bases d’une histoire assez complexe, s’autant que la construction n’est pas chronologique, ce qui rend de temps en temps le décryptage malaisé : un peu plus de repères temporels aurait facilité la compréhension globale de l’intrigue. Je me demande souvent face à ce type de plan, si l’écriture initiale n’est pas chronologique avant de subir un mélange de chapitres plus ou moins aléatoire

Décryptage est le terme idoine, puisqu’il s’agit d’un trafic international d’armes sophistiquées, et les malfrats ne sont pas des terroristes animés par des motivations politiques, , seul l’argent les intéresse, fut-il mal acquis. 

Tout roman d’aventure ou d’action se doit d’évoquer une romance, voire une idylle, et pourquoi pas une passion dévorante. Mais ici encore, les relations entre les personnages sont vénales ou au mieux sexuelles, et l’on profitera de scènes torrides entre le french lover et la bimbo proche de l’obsolescence. 


Cet univers bien noir et bien pourri, ferait un excellent scénario pour un film d’action. 

En attendant, l’écriture est séduisante pour ce premier roman, si ce n’est un ou deux faiblesses pardonnables au cours du récit.


Pas de quoi se réconcilier avec les vertus de l’âme humaine, mais on passe un bon moment de lecture. 



Son histoire était de celle que la modernité a fait éclore partout depuis que des inconnus, incapables d'adresser la parole à leurs voisins, se trouvaient des points communs avec d'autres inconnus qui vivaient à des milliers de kilomètres d'eux




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