vendredi 31 juillet 2015

Post mortem

Karine Giébel

























C'est un peu comme si l'on descendait un escalier de plus en plus sombre, avec à chaque nouvel étage une mauvaise surprise qui fait regretter l'étape précédente. Et pourtant tout avait bien commencé : lorsque Morgane se rend à l'étude où elle est conviée pour la lecture du testament d'Aubin, une franche hostilité émane de la famille présente qui a du mal à comprendre pourquoi cette jeune et célèbre actrice hérite d'une maison dans l'Ardèche. 
Mais c'est un cadeau empoisonné qui attend la jeune femme, une bombe à retardement, un peu comme ces feux d'artifice qui explosent en plusieurs fois avec un temps de latence qui fait croire un instant que tout est fini.
C'est une nouvelle de 80 pages, dense, noire, qui laisse à peine le lecteur reprendre son souffle pour mieux reprendre sa descente aux enfers.
L'intrigue se tient et les personnages sont bien campés. 
Une raison de plus d'explorer toute l'oeuvre de Karine Giébel, sans conteste un des meilleurs auteurs de polar autochtones.

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