jeudi 16 juillet 2015

Prime time

Jay Martel







  • Broché: 480 pages
  • Existe en version numérique
  • Editeur : Super 8 éditions (12 mars 2015)
  • Langue : Français
  • Traduction (anglais) : Paul Simon Bouffartigue
  • ISBN-10: 2370560223
  • ISBN-13: 978-2370560223




Science-fiction et humour peuvent faire bon ménage pour le plus grand plaisir du lecteur! L’in se souvient de la série du voyageur inter-galactique d’Adam Douglas, eh bien Perry Bunt est digne de faire partie des tribulations !

Perry Bunt, c’est un homme un peu aigri. Il enseigne à des étudiants persuadé d’être plus doués que leur prof l’art de créer des scénarios, faute de pouvoir vivre de ceux qu’il écrit. Il a eu son heure de gloire à Hollywood, le soufflé est retombé, et il faut bien payer son loyer.
Si cette belle étudiante qui ne prend jamais de notes n’avait pas oublié sa veste dans la salle de cours, la face du monde en aurait peut-être été changée…Car pour lui restituer son bien, (et tenter sa chance), il met les pieds dans un édifice étrange, que ses occupants essaient en vain d’effacer de sa mémoire à la façon des Men in black. Et il découvre avec horreur le sens de la vie sur terre! Alors, sa mission est claire, Bruce Willis l’a fait des dizaines de fois : il doit sauver sa planète…

Sa personnalité de loser l’aide à devenir célèbre, grâce ou en dépit de sa propension à effectuer toujours les mauvais choix et établir les mauvaises alliances (à sa décharge, il n’est pas facile de se repérer dans cet univers de fous). Il faut dire que les aliens qu’il croise lui facilitent la tâche. La galerie de personnages, éclectique et inattendue (on sait maintenant où se cache Elvis!) est un vrai bonheur.

Pas de temps mort (pas une minute à perdre dans un contexte aussi urgent). Les 500 pages se dévorent très rapidement. 

Comme souvent dans ce type de littérature, l’humour et l’imagination permettent de mettre en relief   les bizarreries du fonctionnement de l’humanité, vues par les lorgnettes de civilisations aliens. La guerre, la violence, la religion sont passées au crible (l’apparition d’un nouveau culte, le monpotisme est un régal).

Beaucoup de plaisir, donc pour ce roman de science fiction humoristique, qui aurait pu devenir post-apocalyptique.




Perry eut alors cette terrible révélation : imaginer une histoire n'avait quasiment rien à voir avec le fait de l'écrire. Imaginer, c'était drôle et stimulant ; écrire, c'était éreintant et difficile. Imaginer ne demandait pas d'aller au bout des choses ; écrire n'exigeait que cela.

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Perry apprit que "pas de nouvelles" ne signifiait pas forcément "bonnes nouvelles" mais plutôt : "mauvaise nouvelle qui prend son temps".

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Au départ Perry avait voulu être écrivain mais, puisque le public préférait les films aux livres, il était devenu scénariste ; c'était juste avant que le public se mette à bouder les films pour regarder des vidéos de chats en train de jouer du piano.

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Il entretenait une relation relativement inconstante avec le Tout-Puissant. Lorsqu'il estimait que croire en Dieu pouvait perte réconfortant, par exemple lorsqu'il se trouvait à l'arrière d'un avion d'une compagnie low-cost sur le point d'atterrir, il virait croyant.

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Une planète de sept milliards d'habitants est sur le point d'être détruite et la seule raison pour laquelle vous vous dressez contre cette idée, c'est votre carrière?
- Hé ho! Il y a plein de planètes avec sept milliards d'habitants, intervint Dennis. Elle, elle n'a qu'une seule carrière.

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Oui, c'était un pays où le gouvernement assassinait des gens parce qu'ils assassinaient des gens et déclenchait des guerres pour empêcher que des guerres ne se déclenchent






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