vendredi 21 juillet 2017

La vie rêvée de Virginia Fly

Angela Huth






  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Quai Voltaire (16 février 2017)
  • Collection : Quai Voltaire
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Anouk Neuhoff
  • ISBN-10: 2710376717
  • ISBN-13: 978-2710376712










Curieux roman,  qui suscite la curiosité par son début fort et intrigant , puis dans un deuxième temps adopte une vitesse de croisière. Un soufflé bien gonflé à la sortie du four, qui ne tient pas ses promesses.
La jeune femme qui a les honneurs du titre est pourtant un personnage intéressant : une célibataire de trente et un ans qui vit chez ses parents, entretient une correspondance prometteuse avec un américain, et laisse sa mère organiser une farce médiatique révélant à la nation sa virginité! Avant dire que l’on fait connaissance avec Virginia à un moment fort de sa vie, où son destin risque de connaitre de profondes mutations. 

C’est presque une héroïne digne de Jane Austen, une fille à marier qui a misé sur le mauvais prétendant. C’est le décor qui change et qui modifie la donne. C’est dans un monde sans pitié pour les faibles et les naïfs que Virginia tente de s’intégrer.
Les personnages secondaires sont des pépites : la mère possessive, gaffeuse, insupportable, le père , englué dans ses calculs de moyennes, le prétendant macho, et la délicieuse demi-mondaine sur le retour , pimentent le tableau.

Contre toute attente, après les déconvenues et bévues de la première partie, le récit s’essouffle. L’ordre du monde étriqué de la famille Fly a changé et le calme revient, construit sur de nouvelles bases. On s’y ennuierait presque.

Angela Huth dresse un portrait sans complaisance de notre monde occidental, dont les repères ont volé en éclat avec l’avénement des nouveaux modes de communication. Elle a l’art de toucher là où ça fait mal , mine de rien, tout en nous faisant croire que nous assistons à un scénario comique.


Dommage juste que le dynamisme du début se soit atténué.



Pourquoi, se demanda Virginia, était-elle le genre de fille à qui les gens proposaient toujours une boisson chaude et non simplement un verre ? Qu'y avait-il chez elle qui empêchait les gens d'imaginer qu'elle s'enfilerait volontiers un double whisky ? Pour la première fois de sa vie, par cette froide soirée de novembre, elle refusa la fameuse boisson chaude.

*

J'ai renoncé à espérer, reprit-elle. C'est beaucoup mieux. On peut s'épanouir, vous savez, à se réjouir à l'avance des petites choses dont on est sûr qu'elles se produiront. C'est beaucoup moins sinistre que d'espérer de plus grandes choses qui risquent de ne jamais survenir.

*

Virginia ferma les yeux. Mon Dieu, faîtes qu’il enlève ses chaussettes, supplia-t-elle
















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