dimanche 18 septembre 2011

Déloger l'animal

Véronique Ovaldé















Peu d’indices au début de ce roman : on ne sait presque rien de la narratrice, de l’époque ou de l’endroit. Toute l’adresse de Véronique Ovaldé consiste à nous dévoiler au compte-goutte les détails sur cette jeune fille :  son âge, sa personnalité, son entourage et son histoire, rêvée ou réelle.  Un départ, les confidences de la voisine mythomane (ou pas), les constructions délirantes à partir d’un article de journal créent une histoire qui se construit pour mieux se détruire à la faveur d’un indice nouveau, tremplin pour une nouvelle théorie. Rose nous embarque dans son monde fantasmé et cacophonique
Le récit est court, assez facile à lire et le mieux est de ne pas trop s’arrêter aux différentes versions au risque de se perdre. La vérité sera révélée.
On perçoit aussi toute la difficulté et la nécessité de cet échafaudage, véritable étayage de sa personnalité et dont le but est de se libérer de sa folie.

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