dimanche 26 février 2012

The old man and the sea

Ernest Hemingway























Santagio, le vieux loup de mer misérable rêve de croiser Le Poisson, celui qui hante l’imaginaire de tous les pêcheurs. Ni celui-là ni de plus ordinaires godailles ne sont au rendez-vous  : il pourrait mourir de faim si Manolin, un jeune garçon admiratif du vieil homme et de sa science, ne prenait soin de lui.

A l’instar d’un joueur, convaincu que la chance lui sourira à la crête d’une vague , au hasard d’un courant, il part , seul sur son embarcation sommaire.  Le montage des lignes et leur installation sont des tâches maîtrisées, précises, nécessaires. Puis l’attente se fait longue, la vigilance  est acérée, à la quête du moindre indice, vol d’un oiseau, trajet d’un banc de dauphin, essor furtif des exocets...Quelques espoirs déçus, un petit thon se fait prendre, bel appât pour de futures prises. Et brusquement Il est là, piégé, Le Poisson! ... Piégé ou piégeur? Le bateau est désormais entraîné au large par sa proie. Et c’est le début d’une longue dérive, au cours de laquelle Santiago souffre, de faim, de froid, de soif et des blessures dues à la traction de la ligne. C’est confronté à cette solitude douloureuse que surgissent les pensées intimes, la méditation aux frontières du délire, la conscience aigüe du danger vital imminent, et la lutte pour la survie, tout entière vouée au combat ultime et incontournable. 


Je ne peux aller plus loin dans le développement du récit, sous peine d’ôter une part du plaisir au lecteur qui ne connaitrait pas la suite (malgré le million d’exemplaires vendu rien qu’en France). Cette partie finale est particulièrement dense et émouvante.

Lu en VO, et améliorant de ce fait considérablement mon lexique de la faune maritime et des termes techniques marins (c’est la principale difficulté de traduction), ce roman est un incontournable joyau : la sobriété de la trame contraste avec la profondeur de la réflexion.

La vidéo ci-dessous est un court réalisé par le peintre russe Alexandre Petrov, qui me semble représenté parfaitement l’atmosphère du roman.



Lu sur Sony reader T1



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