samedi 17 mars 2012

le livre du rire et de l'oubli

Milan Kundera











Poche: 365 pages
  • Editeur : Gallimard; Édition : Nouv. éd. (25 mai 1987)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070378314
  • ISBN-13: 978-2070378319









Rédiger cette chronique n’a pas été facile.  Je ne sais que dire de cet écrit dont l’auteur affirme qu’il s’agit d’un roman : je n’y ai trouvé qu’une succession d’histoires, qui certes ont un unité de temps (après-guerre et arrivée des communistes  dans l’ex Tchécoslovaquie) et plus ou moins de lieu,  mais j’ai plus l’impression d’avoir parcouru un recueil de nouvelles.


Différents thèmes sont évoqués et jetés pèle-mêle : les traques, les trahisons, l’exil et la nostalgie du paradis perdu, abordés aussi bien dans des récits fictifs que dans les confidences personnelles de l’auteur.


Les lettres perdues

Le premier récit met en scène un ancien scientifique dissident à la recherche de lettres qu’il avait adressé à une femme qu’il avait aimée 20 ans plutôt. Traqué par la police, il rencontre cette femme, qui refuse de lui rendre les lettres. Il sera arrêté à son retour chez lui


Maman

Intrusion de Maman, la mère de Karel, invitée à passer quelques jours chez son fils et sa belle fille, dans la vie du couple, soucieux de lui cacher leurs secrets d’alcôve. Ils comptent  pour cela sur  sa vue basse et ses troubles de mémoire.


Les anges

Récit complexe, mêlant fiction et biographie, ainsi qu’une réflexion sur le rire.


Les lettres perdues 2

C’est sans doute le récit qui m’a le plus intéressée. Tamina voudrait récupérer des poèmes et des lettres qui  sont restées à Prague chez sa belle-mère. Il lui est impossible d’y retourner elle-même. Elle devra y renoncer.


Litost

Les déboires d’un abstinent sexuel involontaire, déchiré entre une groupe de poètes éméchés et une femme de garagiste adultère


Les anges 2

C’est le texte le plus obscur et le plus complexe. On y retrouve une Tamina désabusée, qui disparaît sans laisser de traces. Suit un délire onirique, où Tamina se retrouve sur une île peuplée par des enfants démoniaques.
 Kundera y mêle des observations sur la musique contemporaines. Il y parle aussi de son père que la vieillesse a isolé dans un monde sans mots


J’aurai vraiment souhaité faire partie de ce voyage littéraire, rédigé par quelqu’un qui fût, brièvement rennais, ce qu’il évoque au cours du récit, mais j’ai l’impression d’être passée à côté

Lecture commune des R.A.L.euses mars 2012




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire