samedi 26 janvier 2013

Le treizième conte

Diane Setterfield



                                                                                              




  • Broché: 389 pages
  • Editeur : Plon (18 décembre 2006)
  • Collection : Feux croisés
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2259205445
  • ISBN-13: 978-2259205443


Avec le treizième conte, l’amoureux des livres et des histoires qu’ils contiennent se retrouve enfoui sous une avalanche de cadeaux. L’histoire-trame prend place dans une librairie londonienne, une sombre librairie où s’amoncèlent les grimoires, et qui n’est pas sans rappeler l’ambiance créée par Carlos Luis Zafon dans l’ombre du vent. C’est là que Margaret Lea, une jeune fille bibliophage panse une blessure secrète en se réfugiant dans l’univers des livres anciens. Il faudra qu’une célébrité de la littérature Vida Winter, la prie de rédiger sa biographie pour que la jeune fille sorte de cet univers confiné pour aller à la rencontre d’elle-même. D’abord décidée à refuser l’offre, qui lui semblait sortir de son domaine de compétence qu’est la littérature ancienne, elle cède à la curiosité lorsque se retrouve entre ses mains une édition retirée du marché pour vice de forme : le titre annonce treize contes et l’ouvrage n’en compte que douze....

C’est donc une Vida Winter mourante qui contera sa vie, éminemment rocambolesque et dramatique, jonchée de mystères que la sagacité de Margaret permettra d’élucider au cours des pages. Les souvenirs se mêlent aux mensonges et les intrigues se dévoilent comme des poupées russes. Et lorsque la lumière darde son faisceau sur les ombre du passé de Vida, un voile se lève sur les propres énigmes de Margaret.

Gémellité et quête des origines sont au coeur des interrogations de l’auteur, qui a savamment mis en scène des personnages hauts en couleurs pour tenter d’élucider les nombreuses questions soulevées par ces couples indissociables, et et pointer la fascination qu’ils suscitent chez tous ceux qu’ont qu’un reflet dans le miroir pour leurrer leur solitude.
Les chaussetrappes disposées dès le début du roman pour ferrer le lecteur sont manifestes, mais l’on s’y fait prendre avec plaisir, en éprouvant même une agréable impression de régression. Le style parfois un peu apprêté, reste en harmonie avec le propos. Sans savoir quel était le lectorat ciblé par l’auteur, on peut penser que le roman trouvera des amateurs à tout âge, y compris parmi les plus jeunes, à partir du collège.





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