samedi 9 novembre 2013

Dans la lumière

Barbara Kingsolver







  • Relié: 560 pages
  • Editeur : Rivages (21 août 2013)
  • Collection : PR.RI.GF.L.ETR.
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Martine Aubert
  • ISBN-10: 2743625856
  • ISBN-13: 978-2743625856
Existe en ebook















Coup de coeur! C’st magnifique. Un thème captivant, des personnages d’emblée sympathiques une écriture toujours aussi remarquable, tout est au rendez vous pour quelques heures de pur bonheur pour le lecteur.

Nous sommes en plein coeur de l’Amérique profonde, dans les Appalaches. C’est moins la crise que le climat devenu fou qui pèse sur les épaules de ces paysans. La pluie incessante pourrit tout. Il pleut aussi dans la vie de Dellarobia, mariée à 17 ans pour « réparer » la faute. Isolée au sein d’une belle famille hostile, affublée d’un benêt de mari soumis à ses parents, ce sont ses enfants, son amie de toujours et ses rêves lui évitent de perdre pied.

C’est un papillon qui va changer le cours de son existence, ou plutôt des millions de papillons : les monarques, cette année se sont arrêtés avant le Mexique, et leur couleur a embrasé la vallée. Le trou perdu sort de l’anonymat. Médias, militants, gourous mais aussi scientifiques accourent. Et Dellarobia se retrouve au coeur de la farandole qui va bouleverser son destin.

J’ai frissonné sous les trombes d’eau, écarquillé les yeux devant la beauté des myriades de papillons, trépigné avec Dellarobia face à l’obstination de ses proches, rit aux réparties de son amie et admiré la précocité de son fils. 


Le thème du dérèglement climatique n’est pas abordé à la légère. Barbara Kingsolver sait de quoi elle parle, le sujet n’est pas traité par une groupie de la dernière heure. De même qu’elle connait bien le terrain : diplômée en écologie et biologie, elle vit dans sa ferme des Appalaches. C’est certainement ce qui confère à ce roman son authenticité et sa crédibilité.


Un immense merci aux éditions Rivages et à Price Minister pour ce partenariat.


Ils bâtissaient leurs petites maisons et, imbus de leur importance et bénis des dieux, pénétraient à l'intérieur et claquaient la porte, ignorant que derrière eux la montagne était en feu


Elle était donc ce qu' Esther appelé une chrétienne 911 : en cas d'urgence, appeler le seigneur.

Quand l'occasion se présenta enfin, elle sauta dessus à pieds joints et ils commencèrent à se disputer immédiatement. C'était une règle du mariage : plus vous aviez besoin de passer un moment seul avec votre conjoint, plus vous vous dépêchiez de le cacher avec une engueulade

À bien réfléchir, ce n'était probablement pas des enfants esclaves, mais forcément des armées d'ouvriers dans les usines qui fabriquaient ses choses à la va-vite, des gens sous-payés qui se tuaient à les produire pour que des gens sous payés les achètent et les usent jusqu'à la corde, vivant leur vie essentiellement pour se rayer mutuellement de la carte. Un piège à crève la faim à l'échelle mondiale

Et si tu y réfléchis, 99 automobilistes sur cent ne la touchent jamais, la glissière de sécurité. Y en as peut-être même pas un sur 1 million qui est concerné. Alors pour la plupart des gens, les glissières de sécurité, c'est futile;

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