vendredi 18 juillet 2014

Le peigne de Cléopatre

Maria Ernestam





  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Gaïa (28 septembre 2013)
  • Langue : Français
  • Traduction (Suédois): Esther Sermage, Ophélie Alegre
  • ISBN-10: 2847203524
  • ISBN-13: 978-2847203523
  • Existe en version numérique












Ne nous y trompons pas : lorsque le décor se met en place dans un petit resto suédois, le projet de Mari, Anna et Fredrick est empreint de bons sentiments : créer une société pour aider à résoudre leurs problèmes divers et variés. 
Mais pour qui a déjà lu Maria Ernestam, l'on se doute que l'ambiance  générale ne va pas rester assortie au rose pastel de la couverture....au delà des conseils de déco ou de comptabilité, d'autres demandes viennent surprendre les comparses, les mettant en porte à faux avec leurs principes éthiques. Plus grave encore, en raison  de la nature des services en cause, le passé et ses fantômes font irruption dans leur vie, mettant à jour des secrets et drames plus ou moins enfouis. 
L'auteur sait particulièrement bien comment égarer le lecteur sur de fausses pistes, au cœur de scènes fondamentales qui à première lecture ne semblent même pas ambiguës.  L'on progresse ainsi de surprise en surprise, incité à redoubler de vigilance, tout en vacillant sur les repères stables péniblement construits quelques pages plus tôt .

C'est aussi efficace que les Oreilles de Buster, sur le plan de l'intrigue. Et l'on retrouve le thème de la famille pathologique, destructrice, avec ses secrets d'alcôve et ses méthodes éducatives ignobles, qui fragilisent à tout jamais la construction de la personnalité.


A lire et peut-être à relire pour essayer de repérer les pièges tendus par l'auteur pour mieux perdre son lecteur.... 




Je ne pouvais penser à rien d'autre qu'à ce qu'il m'avait fait subir, et je me suis rendue compte que l'imparfait était un temps merveilleux pour parler d'un mari comme le mien.
La pire des maltraitances est celle qu'on ne cerne pas bien, comme si le cerveau conservait le souvenir du mal jusqu'à ce qu'on soit suffisamment mûr pour le réaliser. Cet effet à retardement est plus destructeur que l'effet immédiat. Le poison agit plus longtemps.

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