vendredi 20 avril 2018

La disparition de Stéphanie Mailer

Joël Dicker






  • Broché: 640 pages
  • Editeur : Editions de Fallois (7 mars 2018)
  • Collection : FALL.LITTERAT.
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1032102008
  • ASIN: B0788XVFT7














Le nouveau Dicker! Qui fait couler beaucoup d’encre plus ou moins fielleuses , plus ou moins mielleuses , c’est selon. Avant d’en parler , je tiens à préciser que j’avais adoré L’Affaire Harry Québert et bien aimé Le Livre des Baltimore. Aucun a priori donc, et plutôt une anticipation positive. D’autant que la rencontre avec;’auteur lors du prix France Télévision fut fort agréable.

Mais soyons honnête, la lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes.
L’intrigue est ficelée, très ficelée pour ne pas dire embrouillée, et le lecteur se perd dans les méandres des fausses pistes, des personnages qui cachent leurs jeux, et des policiers qui n’ont pas toujours fait leur boulot. Mais ça, ce n’est pas forcément un problème. Aucun intérêt si l’histoire est tellement claire que l’on identifie le coupable à la dixième page. Ici  pas de danger. Sauf que , fini il y a 3 jours, je ne me souviens déjà plus ni de qui est coupable, ni pourquoi…

Et pas le courage de recommencer, parce que l’écriture n’est pas agréable. Comment peut-on proposer des dialogues où les personnages s’expriment au passé simple?. Cela ôte toute crédibilité à ce qui reste certes une fiction, mais qui doit au lecteur un semblant de fond authentique. Aucun post-it n’orne la tranche de mon exemplaire car pour survivre aux six cents et quelques pages, il faut s’attacher à l’action, et aux personnages et ne pas s’attarder sur la forme.

Pour terminer sur un point positif, ce sont eux , les personnages, qui constituent le point attractif du roman. Nombreux, bien incarnés, bien lestés de casseroles existentielles , on a plaisir à les retrouver à chaque début de chapitres, puisque chacun d’entre eux se voit offrir un tour de narration , qui permet de varier les points de vue (mais ce n’est pas ce qui facilite la résolution de l’enquête…).


Déception qui m’attriste, et m’interroge : l’intrigue du premier roman de Joël Dicker m’avait-elle emportée dans son originalité et son dynamisme au point de ne pas percevoir les insuffisances de la langue , ou bien y a t-il une baisse de régime de la part de l’auteur? Il faudrait relire L’affaire Harry Québert pour se faire une opinion.

Challenge  Babelio Pavés 2018


1 commentaire:

  1. Je crois malheureusement que le premier n'était pas non plus très bien écrit mais le reste rattrapait ce défaut.

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