samedi 12 mai 2018

My absolute darling

Gabriel Tallent







  • Broché: 453 pages
  • Editeur : GALLMEISTER EDITIONS (1 mars 2018)
  • Collection : Americana
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Laura Derajinski










Pas facile d’en parler. Encore sous le choc d’un récit noir, dérangeant d’autant plus que terriblement bien écrit. 

Peu de personnages gravitent autour de Turtle, ado que la vie a durcie de la façon la plus abominable qui soit, à la fois hypermature, et prisonnière d’un tortionnaire immonde, dans une soumission qui crée un sentiment de malaise encore plus intense.  
Comme souvent , la loi du silence masque l’indicible. Les témoins se taisent ou disparaissent. Elle peut plus compter que sur elle-même , ou au moins la part d’elle qui ne se soumet pas.

Bien des scènes sont insoutenables.  L’auteur décrit avec un luxe de détails  les épisodes d’agression. Et l’on ressent physiquement un malaise lorsque le prédateur surgit.
C’est pourtant une « putain « de combattante , cette jeune fille endurcie par les violences multiples qu’elle subit depuis toujours.

Histoire d’amour et de haine, de perversion et de folie, de souffrance physique et psychique, sans répit.
Et en parallèle de ce récit sordide, un magnifique hommage à la nature, avec des descriptions d’une grande poésie, qui révèlent un autre aspect de la personnalité de la jeune fille.

La lecture crée un phénomène d’attraction-répulsion assez unique. 

Premier roman! On craint pour la suite. 


Il faudrait comparer au texte original, mais j’ai cependant eu des difficultés à comprendre certains passages, ce qui ne change pas grand chose au sens général, mais nuit à la fluidité de la lecture.



Tous ces rêves sur la fille que tu pourrais devenir. Disparus. Tu pensais toujours que c'était à cause de lui. Mais tu avais envie de le retrouver . Tu joues un rôle dans tout ça , toi aussi.

*

Ils marchent ensemble dans la pluie forte. L'eau ruisselle dans l'allée et charrie des aiguilles de pin dans les ornières. Ils se postent au bout de l'allée. En bordure de l'asphalte effrité, la louve odorante et la folle avoine semblent acquiescer sous l'averse, du liseron enroulé autour de leurs tiges.




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