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La gardienne ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 Soja Delzongle 












Un thriller dense et addictif !

Après un début de lecture un peu mitigé, en raison des répétitions qui donnent l’impression que le roman a été écrit sous forme de série, avec les rappels à chaque nouvel épisode, on finit par être bien pris dans l’intrigue, difficile à lâcher. 


Les deux soeurs,  Rune et Gerda, n’ont pas une vie banale. La famille a fuit la Norvège après que Rune a été victime d’une agression,  et vit quasiment en autarcie à l’orée d’une forêt et le père fait régner une ambiance de violence qui ne demande qu’à exploser. 

Il s’est arrogé le droit de contrôler l’éducation de Rune, l’élevant comme un garçon, celui qu’il n’a pas eu. 



« Dès qu'elle avait été capable de marcher, il s'était mis en tête d'élever sa deuxième fille comme un garçon. « Devenir un homme, ça s'apprend, affirma-t-il. Ce n'est pas parce qu'on naît avec une paire de couilles qu'on en est forcément un. »



Dans le voisinage, plusieurs jeunes filles ont disparu au cours des dernières années. Lorsqu’au cours d’une partie  de pêche, une ligne accrochée au fond du lac ramène une poignée de cheveux roux , Rune garde le précieux indice qui pourra être utiliser plus tard, lorsque les voies de fait auront succédé aux menaces.


Un drame survient disloquant le peu de liens de la famille. 


Le récit reprend des années plus tard, et l‘on retrouve Gerda alors qu’elle a rejoint la gendarmerie d’Avallon, sous un autre nom. De nouvelles affaires de disparition se produisent et elle plonge dans le passé, le sien et celui des disparitions inexpliquées, aidée par le commissaire Moulin, un officier à la retraite. 


L’histoire esquissée ici est en réalité beaucoup plus complexe mais il serait dommage de dévoiler tous les ressorts de cette intrigue passionnante. 


S’il n’y a pas vraiment de thème social ou politique à défendre, si ce n’est une évocation des risques du harcèlement à l’école, 


« Rune était devenue l'objet d'un harcèlement permanent, auquel participaient aussi quelques filles de sa classe. Elle n'en avait rien dit, ni à ses parents, ni à sa sœur, pourtant scolarisée dans le même établissement, mais dans la classe supérieure, en quatrième. Quant aux professeurs, soit ils ne remarquaient rien, soit ils faisaient semblant de l'ignorer, par lâcheté ou indifférence. »



on est suffisamment pris par la construction et les rebondissement pour ne pas avoir besoin de plus.



On s’attache vite aux personnages, et surtout aux deux soeurs à la personnalité très différente, chacune apportant à sa manière une accroche affective entre le lecteur et elle.  

Très réussi, ce roman m’a emportée. 


Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve 


432 pages Fleuve 5 février 2026

#LaGardienne #NetGalleyFrance







Dès qu'elle avait été capable de marcher, il s'était mis en tête d'élever sa deuxième fille comme un garçon. « Devenir un homme, ça s'apprend, affirma-t-il. Ce n'est pas parce qu'on naît avec une paire de couilles qu'on en est forcément un.


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« Rune était devenue l'objet d'un harcèlement permanent, auquel participaient aussi quelques filles de sa classe. Elle n'en avait rien dit, ni à ses parents, ni à sa sœur, pourtant scolarisée dans le même établissement, mais dans la classe supérieure, en quatrième. Quant aux professeurs, soit ils ne remarquaient rien, soit ils faisaient semblant de l'ignorer, par lâcheté ou indifférence. »


 

Sonja Delzongle



Née en 1967, Sonja Delzongle est une femme de lettres française, auteure de roman policier. 


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