dimanche 12 août 2012

Vivants

Isaac Marion






Broché: 288 pages

  • Editeur : Bragelonne (21 octobre 2011)
  • Collection : BIT-LIT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2352945275
  • ISBN-13: 978-2352945277
  • Version numérique










Pas fan de bit-lit (j’en suis restée à Bram Stocker), mais influencée par les éloges sur Babélio, je ne regrette absolument pas cette lecture. Sous forme de conte philosophique, aux relents de taoïsme : 

«Peut-être que nous sommes éternels, je ne sais pas. Pour moi l’avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m’intéresser, et encore»,

ce roman post-apocalyptique donne au lecteur l’occasion de réfléchir sur la condition humaine les conséquences sociologiques lorsque l’environnement devient hostile. 

Un mal mystérieux a frappé la planète. Ses habitants sont quelques humains réfugiés dans le ghetto d’un ancien stade, une armée d’Osseux qui sont des squelettes tueurs, stade d’évolution de la troisième espèce terrienne : les zombies. Le narrateur est un zombie privé des sensations et des fonctions physiologiques de base, mu par des pulsions mortifères qui le conduisent à dévorer le cerveau des humains qu’il chasse. Ce «repas» a une dimension spirituelle, car il confère à ce cadavre charnu le don de ressentir les pensées et souvenirs de sa proie. 

Mais voilà,  la traque d’un groupe d’humains parmi lesquels se trouve Julie, va modifier la donne. 

L’intrigue est bien ficelée et maintient l’attention du lecteur jusqu’à la fin. L’écriture est bien au service du propos et en particulier offre un très bon rendu de l’évolution psychique du personnage principal.  Les explications quant à l’origine de la fin du monde sont peut-être un peu capilotractées, mais c’est pardonnable. 

A lire par tous les fans de science fiction post apocalyptique, mais pourquoi par aussi par les autres.



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