Bel-air ⭐️⭐️⭐️

 Del Estras





190 pages 


Éditeur : ÉDITIONS DU YÉTI (12/04/2021)





Dans de nombreux romans de science fiction, l ‘évolution de l’humanité ressemble à cela : une élite confinée dans un territoire protégé, des terres extérieures ravagées où survivent les parias, et pour compléter le tableau des dissidents organisés pour lutter contre le pouvoir. Une métaphore de notre société actuelle, avec une peu de technologie en plus, destinée à masquer la vérité crue, au travers du prisme de « lunettes de rêve ». 


Contempler l’extérieur à l’abri dans la citadelle est une occupation de routine pour l’adolescent Qal Cunningham, jusqu’à ce que la découverte d’une femme à l’extérieur le décide à franchir les limites interdites. 


L’intrigue se tient et on peut en permanence établir  une comparaison avec notre monde, les rivalités politiques, les querelles de clocher, les réfugiés, les leurres qui maintiennent le peuple dans l’ignorance, tout y est.


Je ne suis pas aussi enthousiaste que ce que laissent voir les critiques précédentes sur Babelio, qui montrent bien que ce roman mérite qu'on s'y arrête, mais ma réserve n’est en aucun cas lié à la qualité du roman, qui est très bien écrit. C’est juste que le décor m’évoque une ambiance de jeux vidéos, domaine qui m’est totalement étranger, et auquel j’ai du mal à adhérer. Une erreur de casting en quelque sorte. 


Je remercie néanmoins l’auteur pour cette proposition de lecture. 




Les deux avatars ébauchent un ridicule pas de danse. Qui est Miranda del Vito, qui est Svobodov  ? Formes et couleurs se trouvent confondues. Rappelez-vous comme il est parfois difficile, au hasard d'un trottoir ou d'une entrée de magasin de se défaire d'un inconnu qui s'obstine à faire un pas de côté sur sa gauche chaque fois que vous cherchez l'issue sur votre droite et réciproquement. Dans le cas très particulier des plasmos,  la situation redouble de complexité ; "une ombre de lumière" s'entête à suivre les mêmes trajectoires que vous, en se mélangeant à votre propre reflet.

*

Qal rejoint ses troupes et s'assied lourdement sur un parpaing gluant. La fatigue lui casse la nuque et les épaules. La journée pleine de promesses tourne court. Il éprouve sans le savoir ce fameux concept de désespoir, en inconnu en Bel-Air, et dont se gargarise les scénarios du chan Germaine.

*

«Quelques informations récentes à propos de l'opération « Dhagdream » : les vues satellites révèle qu'un grand nombre de réfugiés migrent en  direction des grands Ergs. Ces fuyards disséminent malheureusement le virus sur des territoires de plus en plus larges. En revanche, excellente nouvelle, les autochtones du biotope fraternisnte enfin avec nos braves auxiliaires. Il s'agit évidemment pour tous de se serrer les coudes face à l'épidémie.





Del Estras vivait au temps des pseudo-démocraties, au début du troisième millénaire. Père de quatre enfants et adepte précoce du télétravail, il exerçait une activité d’infographiste et de webmaster. Tout en se produisant parfois en réel comme musicien. Mais surtout, il écrivit Bel-Air, un roman de science-fiction. (source : Babelio)


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