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Le poing armé de Dieu ⭐️⭐️⭐️⭐️

 Hubert Prolongeau











Au début du 19è siècle dans une Amérique encore peu civilisée, où règne la loi du plus fort, 

la famille Smith vit la religion avec beaucoup de sérieux. Le fils Joseph, l’ami du narrateur, Orrin Rockwell, n’est pas le dernier à respecter à la lettre les dictats de son église. Mais rien n’avait préparé sa famille et son entourage à ce qui allait suivre. 


Le récit d’Orrin démarre sur un drame marquant : le viol de sa soeur par trois cow-boys avinés, qui subiront un vengeance en règle. Cela donne une idée assez claire de l’ambiance générale très évocatrice de l’époque des westerns, comme le clame la quatrième de couverture .


Orrin  se présente : une journée d’école lui aura suffit : 


« J’ai regardé tous ces gamins, tous plus petit que moi, même les plus âgés, si bêtement à écouter une dame parler, ça m'a paru idiot. Je leur ai dit : « je ne reviendrai plus jamais. » Et je suis sorti »


Comment a-t-il rédigé son histoire ? Il ne me semble pas que cela soit dit. Peu importe, mais dans son portrait, il nous dit :


« Je sais, traquer, un animal, me nourrir, tuer  un homme et prier Dieu. Cela est bien suffisant



À l'âge de quatorze  ans, Joseph à sa première révélation. Orrin est le premier confident. Dès ce moment l’adolescent commence à exercer son emprise sur toute sa famille et son entourage. Les Rockwell suivront les Smith dans leurs pérégrinations. L’Eglise est créée.


Rapidement des difficultés surviendront, des heurts avec d’autres prophètes auto-proclamés, et des ennemis plus importants lorsque la loi dictée par le Christ à son porte-parole inclut le mariage plural ! 


On suivra toute cette aventure, jusqu’à la mort de Joseph, et l’on sait, même si c’est la fin du roman, que l’histoire ne s’arrêtera pas là .


Ce roman est donc l’occasion de faire connaissance avec la genèse de l’Eglise des Saints du dernier jour à travers les propos peu objectifs du narrateur , fidèle jusqu’à l’aveuglement. 

Le personnage fondateur de l’Eglise n’en ressort pas grandi, et apparait comme le fantasme d’un illuminé qui se sert de son charisme pour des instincts peu avouables. 

Le personnage le plus lucide est sans doute Luana, l’épouse d’Orrin, à qui l’auteur donne la parole tout au long de du récit, et qui voit clair en joseph : 


« Tu ne peux pas continuer à tromper les gens ainsi, Joseph. Tu te sers de révélations pour assouvir tes instincts, et je ne le tolérerai plus. »



Roman historique très intéressant pour ce qu’il apporte de connaissance sur le sujet. Facile à lire, vivant, du fait des  nombreux dialogues.  On aimerait en découvrir la suite…


Merci à Babelio et aux éditions du Seuil 



320 pages Seuil 16 janvier 2026

Masse critique Babelio







La voix s'ouvrait devant moi, encore plus claire qu'auparavant. J'allais répandre cette violence, le Livre de Mormon dans une main, un pistolet dans l'autre, pour que règne enfin la paix du seigneur

Moi, le Poing armé de Dieu



*


Dieu m'a dit que l'homme n'est pas fait pour avoir une seule femme, et que s'il a créé les relations charnelle si attirantes et l'amour si beau, c'est parce que l'idéal du mariage pour les hommes est d'avoir plusieurs femmes.


*


J’ai regardé tous ces gamins, tous plus petits que moi, même les plus âgés, si bêtement à écouter une dame parler, ça m'a paru idiot. Je leur ai dit : « je ne reviendrai plus jamais. » Et je suis sorti »


*



« Je sais, traquer, un animal, me nourrir, tuer un homme et prier Dieu. Cela est bien suffisant

Hubert Prolongeau



Né en 1962, Hubert Prolongeau est un journaliste, écrivain, essayiste et auteur français de roman policier.


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