jeudi 19 septembre 2019

Où bat le coeur du monde

Philippe Hayat








  • Broché: 429 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (14 août 2019)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français










De Tunis à New-York, Philippe Hayat imagine le parcours d’un musicien, né dans les années où se profilait une période obscure pour la communauté juive. Darius en est victime, très tôt, puisque son père meurt sous ses yeux au cours d’une émeute visant sa librairie. il en gardera à jamais des séquelles, une boiterie et surtout un mutisme définitif. 

Alors qu’il vit seul avec sa mère, ouvreuse dans un théâtre, il suffit d’une soirée passée à aider au vestiaire, pour que la révélation se fasse : la clarinette ne quittera plus ses pensées.

L’apprentissage serait aisé s’il ne devait se faire en catimini, la mère ayant d’autres ambitions pour son fils.

L’on sait d’emblée que ses voeux seront exaucés puisque le roman ouvre sur les coulisses d’un spectacle dont Darius, 90 ans, est la vedette.

C’est donc toute l’histoire de ce musicien de génie (il n’est pas nécessaire de googleliser pour le rechercher : il n’existe pas), et par la même occasion de tous les géants du jazz qu’il croise sur sa route : Charlie Parker, Dizzie Gillepsie, Sarah Vaughan …

Le récit est bien entendu émaillé de descriptions détaillées des performances de Darius,  mais de même qu’une recette de cuisine a beau être décrite dans ses ingrédients et même dans ses saveurs, il manque le goût en bouche,  les prestations de Darius restent des phrases, parfois sibyllines pour le béotien.

« Ré bémol, quatre notes pentatoniques sur cinq, le gars connaissait ses classiques et le provoquait en duel.
Sur l’anatole, il dériva en si bémol. Au troisième groupe de huit mesures, Darry saisit la balle au bond. Le type voulait souffler un brin, il était son homme.
Les autres firent cercle autour d’eux. Darry l’emmena sur une lydienne dominante. L’autre riposta en multipliant les substitutions tritoniques. »

Même avec quelques notions de solfège, ça laisse béat.



C’est bien écrit et bien documenté, l’auteur est sans aucun doute un spécialiste de la question, mais c’est quand même une peu ardu dans l’ensemble, sur le plan de la musique.


#OùbatLeCœurDuMonde #NetGalleyFrance



"Bagasse!"
"Rombière!"
La langue des grandsmâles a d'infinies richesses pour maudire la beauté qui refuse de se livrer. Elle bataille et s'acharne. C'est la grammaire des fous. Des phrases de corps à corps. Des mots à bout portant. Des apostrophes blessantes.


*
« Ré bémol, quatre notes pentatoniques sur cinq, le gars connaissait ses classiques et le provoquait en duel.
Sur l’anatole, il dériva en si bémol. Au troisième groupe de huit mesures, Darry saisit la balle au bond. Le type voulait souffler un brin, il était son homme.
Les autres firent cercle autour d’eux. Darry l’emmena sur une lydienne dominante. L’autre riposta en multipliant les substitutions tritoniques. »






Philippe Hayat "Où bat le coeur du monde" chez Calmann-Lévy from PAGE des libraires on Vimeo.


Philippe Hayat est un entrepreneur français. Il est fondateur de l'association 100 000 Entrepreneurs. 
il a publié de nombreux essais sur le monde de l'entreprise. Où Bat le Coeur du monde est son deuimème roman

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