jeudi 2 janvier 2020

Le journal de Claire Cassidy

Elly Griffiths





  • Broché : 444 pages
  • Editeur : Hugo Roman (2 janvier 2020)
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Elie Robert-Nicoud
  •  #LejournaldeClaireCassidy #NetGalleyFrance








Un polar anglais , qui s’offre le luxe d’un décor littéraire, avec indices shakespeariens, et référence à Jane Austen. Il faut dire que les événements ont lieu dans un collège, et que la première victime est une prof de littérature anglaise. C’est une collègue et amie de Claire Cassidy, la diariste qui donne le titre au roman.
Claire est divorcée et vit avec une ado, qui apprécie volontiers l’art de l’écriture. Et pour donner une dimension littéraire supplémentaire à l’histoire, Claire se lie d’amitié (voire plus si affinités) avec un passionné de R.M. Holland, un écrivain qui a écrit une sombre histoire de fraternité qui a mal tourné. 

Là où l’angoisse commence à monter, pour Claire comme pour le lecteur, c’est lorsque celle-ci découvre que quelqu’un a non seulement parcouru son journal, mais l’a aussi annoté! Quelqu’un qui semble décider à protéger Claire malgré elle, quelles que soient les conséquences.

Sur l’enquête,  une indienne sikh, qui vit chez ses parents et qui malgré son jeune âge, semble bien connaître les méandres de l’âme humaine et a tout pour devenir un personnage récurrent.


On se laisse perdre avec plaisir  dans les pièges  de cette histoire. Et l’on découvre qu’il ne faut pas se fier aux apparences, et qu’une fois de plus la passion amoureuse est un pourvoyeur de crimes en tous genres.


Intrigue bien menée, personnages attachants, contexte littéraire des plus plaisants, c’est un excellent moment de lecture.



Le compagnon animal est une présence récurrente dans les histoires fantastiques, parce qu'un animal peut percevoir des phénomènes au-delà de la compréhension humaine. Quoi de plus effrayant qu'un chien qui regarde fixement quelque chose qu'on ne voit pas ? Les chats sont particulièrement angoissants dans ce sens là. Songez à Edgar Allan Poe. On a souvent considéré les animaux comme proches des sorcières et comme leurs assistants quand il s'agit de préparer la magie noire. Mais il y a une autre raison pour laquelle les animaux représentent des personnages utiles. Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi?

*

— L’amitié est un fruit qui mûrit lentement, dit Hamilton. C’est une citation d’Aristote, à propos. J’ai vérifié. 
— C’est une image plutôt désagréable. Car un fruit finit toujours par se flétrir ou pourrir. » 
Hamilton paraît légèrement étonné, comme s’il ne s’atten- dait pas à ce qu’une humble diplômée de Bristol soit capable d’émettre un jugement critique pertinent. Mais à ce moment-là la porte s’ouvre et Edmund fait entrer Georgie. Il marmonne quelques mots d’adieu incompréhensibles puis repart. Georgie le regarde d’un air pensif. 







Elly Griffiths est une écrivaine d'origine anglo-italienne  née en 1963. Après quatre romans parus sous son patronyme Domenica de Rosa, elle écrit des polars sous le pseudonyme d'Elly Griffiths.






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