lundi 6 janvier 2020

L'écho de ta mémoire

Cristine Verdelène







  • Broché : 305 pages
  • Editeur : Independently published (24 juin 2019)
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français








Lorsque Cristine quitte son île natale, entre Atlantique et Caraïbes pour réaliser l’un de ses rêves, poser le pied sur une autre île, la Sicile, elle ne s’attend sûrement pas à ce que ce voyage bouleverse sa vie pour les vingt ans qui suivent. Et pourtant, il aura suffi de croiser le regard de braise de canto pour qu’elle en tombe éperdument amoureuse. Mais elle ne rapportera du voyage que le souvenir de ces soirées d’été passées avec l’étrange jeune homme, sans que rien ne se passe de plus. Et lorsqu’elle sera rendra à nouveau en Italie des années plus tard, ce sera l’automne dans les champs de citronniers comme dans sa tête. Les illusions seront perdues, mais pas la passion.

Car il s’agit de l’histoire d‘une passion, une passion dévorante, et quasi-pathologique, de celles qui occultent tout le reste et empêchent à tout jamais de vivre sereinement.  D’autant que la part de mystère de Santo cache un aspect peu recommandable de sa vie. Mais cela Cristine le découvrira bien plus tard.

Même si la page semble tournée, la violence de cet amour a laissé des stigmates sur la personnalité de l’héroïne. Et pour ce récit qui semble autobiographique, puisque les noms apparaissent inchangés, la sincérité est de mise.

L’écriture est recherchée, et je dois avouer avoir du recourir à mon dictionnaire : si le verbe obombrer pouvait laisser se comprendre par sa construction, je n’avais jamais entendu parler de nitescence!

Et cette précision de spécialiste pour le vocabulaire contraste avec la simplicité des dialogues, qui rendent le récit  authentique.

Ce fut un très agréable moment de lecture et je remercie Christine de m’avoir fait confiance en me  proposant de découvrir ce roman.



Cet incident n'a fait qu'aviver ce que, pour savourer sans réserve le bonheur de revoir Santo, je m'étais efforcée de museler. Ces perpétuels flottements entre espoir et désespoir, sa nature versatile, ses incohérences, son train de vie.

*

Le temps ne guérit pas les blessures. il ne fait que commuer en amer renoncement, ce qu'hier, était désespoir.


*

Je ne voltigeais plus, telle la feuille conspuée par la tempête, dans les coextensives et vertigineuses altitudes et profondeurs des abîmes et du firmament. Dans ces sphères inexplorées où m'avait emportée a fureur de la passion, tant mon âme s'était débridée. 

*

Brochures, articles, lettres, nous sommes imbattables, nous, les humains, quand il s'agit d'entasser, de trimballer après nous des tas de choses qui n'ont aucune raison d'être. Tout aussi imbattables que nous sommes impuissants face au temps. Ce temps qui s'emploie à nous spolier nos illusions.





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