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Propriétés privées

Lionel Shriver










  • Broché : 456 pages
  • Editeur : Belfond (20 février 2020)
  • Existe enversion numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Laurence Richard
  • #Propriétésprivées #NetGalleyFrance












De quelques pages à la novella, le genre est décliné avec une belle palette, autour de la notion de propriété. 

Pas de politique, encore que la dernière novella soit bien ancrée dans l’Irlande des années de feu, mais une analyse fine de ce concept qui s’étend à bien plus que l’utilisation de quatre murs et d’un toit en toute liberté. On peut posséder bien autre chose qu’une maison ou un appartement, mais dès lors qu’un objet est possédé, il semble exercer sur son propriétaire une influence extraordinaire. Toutes les faiblesses de l’âme humaine semblent se révéler avec le sentiment du bien à protéger : la radinerie, l’égoïsme, le mépris même des principes de base jusque là respectés.

Et c’est avec des histoires très variés que Lionel Shriver parcourt le thème, des parents prêt à tout pour déloger leur fils trentenaire de la maison familiale, un américaine pointilleuse envahie par une sous-locataire sans-gène, un facteur qui tourne le courrier de leur destination , un arbre invasif en plein coeur de Londres…chaque nouvelle est un univers en soi, et la promesse de s’immiscer au coeur d’une tragi-comédie originale. Le thème central est pourtant bien identifié.

 Il y a  ceux qui possèdent et ceux qui profitent de ce que les autres ne sont pas disposés à leur confier.  Il y a ceux qui réduisent leur champ des possibles autour d’un lieu ou d’un objet. Avec cette conscience ou pas de la vanité de l’avoir. 

Toutes ne se terminent pas en drame, les situations peuvent même créer des effets plutôt comiques, Mais toutes sont réjouissantes pour le lecteur.


Coup de coeur pour cette découverte de l’auteur .



Lionel Shriver, est une auteure et journaliste américaine.

Élevée dans une famille aux valeurs religieuses importantes (son père étant pasteur presbytérien), elle changea de nom à l'âge de 15 ans, forte de sa conviction selon laquelle les hommes avaient la vie plus facile que les femmes.

En 2005, elle gagne le prix Orange pour "We Need to Talk About Kevin", un roman à suspense avec une étude approfondie sur l'influence de l'ambivalence maternelle sur la décision du personnage de Kevin d'assassiner sept étudiants de son école. Le livre a créé de grandes controverses avant de devenir un succès. 

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