Antonia

Gabriella Zalapi







  • Broché : 98 pages
  • Editeur : Zoe Editions (3 janvier 2019)
  • Collection : Zoé
  • Existe en version numérique 
  • Langue : Français






Comme l’indique le titre, il s’agit du journal d’une jeune femme de trente ans, mariée à un italien très pris par ses occupations professionnels, maman d’un petit garçon qui lui inspire peu de sentiments maternels, 

Au fil des pages qui recueillent ses confidences , et partir de documents et de photos récupérés à la mort de sa grand-mère maternelle, on découvre  peu à peu son histoire, celle d’une famille assez chaotique pour l’époque, en raison des recompositions familiales mais aussi de la période complexe que fut la seconde guerre mondiale, et ce d’autant que l’on est juif an Autriche. 

Ce journal aurait pu s’intégrer dans un récit plus complexe, débordant du simple ennui quotidien et de l’amertume  de cette femme malheureuse. 

C’est un peu trop léger pour susciter un intérêt majeur et c’est dommage car le sujet était intéressant. 
Roman  en partie autobiographique, dont l’écriture a sans doute un raison d’être et une utilité pur l’auteur, mais trop court pour avoir une valeur de témoignage historique et trop superficiel pour marquer la mémoire. 





3 mars 1965
Je perds mes cheveux. J’ai des migraines. Je grossis à vue d’oeil et ne rentre plus dans mes habits. Ma nouvelle habitude : dès que Franco part travailler, j’étends des draps noirs sur les miroirs.
Hier il m’a reproché de ne pas savoir donner des ordres aux domestiques. D’être trop gentille avec eux. Il y avait du mépris dans sa voix. En disant trop gentille, il a bien décomposé les syllabes et des bulles de salive s’accumulaient sur les côtés de sa langue qui roulait. Il persiste à appeler Maria «la bonne».


*

4 mars 1965

Nurse m’épie l’air de rien avec sa tenue d’infirmière. J’aurais dû la faire partir dès le début. C’est elle qui m’a interdit d’allaiter Arturo et de le garder près de moi la nuit. Elle a pris trop de place entre lui et moi, avec son chignon parfait, sa peau lisse, sa petite moustache drue, ses règlements, ses yeux bleu glace.








Anglaise, italienne et suisse, Gabriella Zalapi a vécu à Palerme Genève, New York, habite aujourd’hui Paris. Ses longs séjours à Cuba et en Inde ont également été déterminants pour donner corps à l’une de ses préoccupations essentielles : comment une identité se construit ? Artiste plasticienne formée à la Haute école d’art et de design à Genève, Gabriella Zalapì puise son matériau dans sa propre histoire familiale.
(Source : Babelio)


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