mercredi 2 décembre 2020

Dakota Cheveyo Le réveil ⭐️⭐️⭐️

 Constantin Tsuvaltsidis




  • Broché : 407 pages
  • Éditeur : Librinova (16 septembre 2020)
  • Existe en version numérique 
  • Langue :  Français





Nous sommes en 2079. En 2029, une guerre a décimé la planète. Aux Etats-Unis, la population qui a survécu est regroupée dans une mégalopole de quelques millions d’habitants. Maitrisés et contrôlés par des programmes numériques implantés. 


A l’hôpital, une patiente fait l’objet de tous les « soins »  de la part du médecin en chef. Des soins? Non, des tortures infligées à la jeune femme, sans que l’on en connaisse le but. 

Hors de l’univers concentrationnaire, dans les contrées sauvages, les rebelles tentent de survivre, en attendant la venue de celle qui doit leur apporter le salut.


Roman post-apocalyptique, qui met en lumière l’avénement inévitable d’une dictature dont le contrôle sur les populations est grandement facilité par les moyens technologiques toujours plus performants et miniaturisés. Avec à la clé, une armée redoutable de soldats modifiés, à la puissance extrême, inversement proportionnelle à leur capacité émotionnelle.


Ce roman de fantasy est-il destiné à la jeunesse? Malgré les capacités illimités de destruction des soldats, pas de scène gore, et les sentiments qui unissent le couple de héros ne se traduisent pas du tout en scènes torrides. 



Les scènes d’action sont parfois difficiles à comprendre et les personnages nombreux pas simples à identifier.



J’ai aimé moyennement les portraits physiques des personnages, qui les apparentent à des héros de romance. 


"Lorsqu’enfin il put capter le regard de la jeune femme, il lui sembla distinguer un univers pailleté d’étoiles naître des abysses insondables pour en inonder ses yeux. Le mouvement lent, elle baissa la tête un instant. Lorsqu’elle la releva, des perles cristallines imbibaient ses pommettes."



Quelques idées intéressantes sur les risques inhérents à nos modes de vie connectés, dans une décor que j’ai trouvé un peu trop caricatural.





Cerclée de hautes murailles infranchissables, chaque ville abritait une partie de la population de Chance City. En totalité, quelque cent cinquante millions d’âmes connectées et toutes perverties dans le contrôle systématique de leurs pensées par le réseau central de la ville, le « Cultural Center of Knowledge ». Le CCK. Un cerveau unique, une toile arachnéenne identique, présente dans chacune des cités du monde. Lesquelles, au nombre de douze réparties sur quatre continents, regroupaient l’humanité de la période postapocalyptique de 2029. Une catastrophe à l’échelle de la planète qui avait vu les trois quarts de sa population disparaître dans le néant. Ce fut la dernière des grandes guerres. La plus courte et la plus meurtrière de toutes.



*


Le processus serait rapide et sans appel. Une fois la menace détectée, un message orienté serait ventilé à la totalité de la population de Chance City, c’est-à-dire, à pas moins de cent cinquante millions d’individus connectés. Une mécanique bien huilée qui ne laisserait à l’infirmière aucune possibilité de s’échapper. Le monde parfait était ainsi fait que nulle force indépendante n’avait réussi à survivre à la délation méthodique du plus grand nombre de citoyens se substituant, de fait, aux forces de l’ordre. L’espoir d’acquérir ces points si précieux afin d’accéder au niveau supérieur, et ainsi de se rapprocher de l’excellence avait rendu l’humanité avide de cruauté. À ce jour, pour les habitants de la mégalopole, seul comptait l’espoir de côtoyer les emblématiques architectes du monde parfait, les concepteurs d’un monde en paix. 

*

— La diplomatie ? La diplomatie n’a pas d’autre objet que de faire miroiter une solution aux plus démunis. Ça n’est rien d’autre qu’un écran de fumée toxique. Je n’ai pas le temps pour ces conneries.






Au cours de sa vie, riche de voyages et de découvertes, Constantin Tsuvaltsidis  a exercé différents métiers : pétrolier en Grèce, bûcheron au Canada, formateur en communication à Lille...

Il publia son premier roman, sous format numérique : "Les chroniques de Lu-Han: Le livre I - Le souffle de la liberté", et le deuxième volet "Les chroniques de Lu-han - Livre II: La naissance d'une légende", en 2017 aux éditions Librinova.
En 2020, il publie "Dakota Cheveyo, Le réveil, chez le même éditeur. 





 

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