vendredi 23 juillet 2021

Un mariage en été ⭐️⭐️⭐️

 Beatriz Williams




  • Éditeur ‏ : ‎ Belfond (1 juillet 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 432 pages
  • Traduction (Anglais) : Julia Taylor
  • #BeatrizWilliams #NetGalleyFrance










Sur Winthrop Island, deux populations se côtoient, celle des insulaires à l’année, qui font vivre et entretiennent l’île et celles des nantis qui fréquentent le golf et son club et occupent  de riches demeures qui revivent à l’occasion des vacances. C’est pendant l‘été que le lieu s’anime pour le meilleur et pour le pire. 

Le roman est savamment découpé en trois périodes, séparées les unes des autres par une vingtaine d’années. 1930 voit se mettre en place les prémisses de ce qui éclatera au grand jour des années plus tard. 

En 1951, Miranda raconte. Le mariage de sa mère, son amitié avec sa demi-soeur, et les premiers émois pour Joseph, le fils du gardien de phare, avec la certitude qu’il ne sera pas pour elle, puisque son amie Isobel semble fascinée par le jeune homme. Cet été-là s’achèvera par un drame.

Des années plus tard en 1969, c’est en star que Miranda revient sur l’île. En star bafouée, en amoureuse déçue, en nostalgique désabusée. La fin de l’été 1969 verra-t-elle la vérité éclater ?


Hormis la construction originale, l’histoire est suffisamment banale pour ne pas être inoubliable. Les clichés s’accumulent et les personnages ont peu de nuances. On se laisse prendre malgré tout, comme on regarderait un film désuet, charmant mais attendu. Les amateurs de romance apprécieront 


Une lecture d’été aussi évanescente q’une poignée de sable dans la brise du soir.


Merci à Netgalley et aux éditions Belfond




Laissez-moi vous dire deux mots à propos de Clayton Monk qui attendait une réponse posément. A l'époque, je le trouvais trop bien pour Isobel. Pas trop beau, charmant et  riche, mais trop bien. Elle allait probablement le faire souffrir.

*

Carroll et moi recevions beaucoup pendant notre mariage, et j'avais appris très tôt une astuce essentielle. Être une bonne hôtesse, c'était comme jouer la comédie, jouer le rôle de quelqu'un d'autre, quelqu'un de sociable et d'attentif, qui apprécierait tout autant de discuter avec un narcissique qu'avec un conteur de talent , quelqu'un qui ne buvait pas trop en s'assurant que ses invités buvaient un peu trop. 






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