Ils vont tuer vos fils ⭐️⭐️⭐️


Guillaume Perhilhou
 










Guillaume a toujours aimé se déguiser. S’il tombe amoureux, c’est de Jordan ou de Mathis. Sa mère semble jouer le jeu. Pourtant, et on ne sait pas quel faisceau de circonstances, il se retrouve interné dans un service de soins psychiatrique, et traité par électrothérapie. L’environnement et la prise en charge sont synonymes de souffrance, mais il se lie d’amitié avec un autre patient, qui lui apporte un peu de lumière dans ce monde de ténèbres.


Le thème est porteur bien que souvent traité. Mais j’ai l’impression de ne pas avoir tout compris :


  • pourquoi Guillaume se retrouve t-il enfermé. Rien dans ses agissements ensemble relever de la psychiatrie ? Le récit en semble pas dater des années avant guerre où l’homosexualité était considérée comme une pathologie.
  • C’est d’autant plus étonnant que dans l’histoire, on aurait plutôt envie de s’attaquer au cas du père, dont l’attitude semble plus que douteuse
  • Enfin la mère, la seule à avoir un comportement plutôt adapté, ne semble pas avoir son mot à dire. 


Le récit perd ainsi  de sa crédibilité et l’empathie qu’aurait dû inspirer le personnage est plus difficile à concevoir.


En ce qui concerne l’écriture, je ne vois aucun obstacle à utiliser un style oral avec  un affranchissement des règles de bases, mais dans ce cas, il faut le tenir. Trouver dans la même page un « moins pire » puis « les bois naissant d’un chevrillard à l’orée de la forêt » offre un contraste difficile à comprendre. 


Avis mitigé pour ce premier roman, qui manque d’une structure plus consistante.



  160 pages L’observatoire 24 Août 2022







A travers la vitre, j’observais durant des heures le jardin de l’hôpital. Il était situé à l’orée d’un petit bois où l’on ne pouvait se rendre qu’une heure par jour , accompagné des aides-soignants. C’était moins pire que dans plein d’HP on se disait, on avait le droit de fumer avec eux.


*


Un jour j’ai vu un chevreuil avancer entre les arbres. Ses bois naissaient seulement, c’était peut-être un chevrillard  ou il les avait perdus l’hiver d’avant. 


*


Il n’y avait pas dans l’esprit de ma mère, la perfidie de celui des autres. Elle était bonne, sans arrière-pensées. Aussi je n’ai jamais eu depuis lors qu’un sentiment de tristesse à son égard, peiné de lui avoir mis sous les yeux toute la dureté du monde, des coups bas et sa violence.


*



Ce principe de la chambre d’isolement c’est un truc de schizophrène : à l’extérieur, quand on est fou, pénalement on n’est pas jugé responsable de de ses actes, mais chez les fous quand on fait une connerie on est puni. 



Guillaume Perilhou


Guillaume Perilhou est un écrivain français. Ils vont tuer vos fils est son premier roman.




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