samedi 9 juin 2018

Avec toutes mes sympathies

Olivia de Lamberterie







  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Stock (22 août 2018)
  • Collection : La Bleue
  • Existe en version numérique 
  • Langue : Français













Lorsqu’on apprécie une critique littéraire , ayant pignon sur rue dans une des revues les plus lues au sein de la presse féminine et dont les interventions radiophoniques ou télévisées sont toujours reçues avec plaisir, il peut être tentant de découvrir le personnage de l’autre côté de la barrière, avec pour seul indice le titre (pré-rentrée littéraire , avare de quatrième de couverture). 

Olivia de Lamberterie a donc pris la plume. Pour coucher sur le papier un  épisode récent et douloureux. A visée thérapeutique? Peut-être pas. Même si le chagrin est encore là, l’absence s’est inscrite comme un fait indéniable et irréversible. C’est une perte intolérable , avec une souffrance en cascade qu’alimente la détresse de toute la famille qui avait en commun l’amour de ce frère qui n’a pas pu supporté le poids de son existence.

Et curieusement , malgré l’empathie que l’on peut ressentir face à la peine confiée, et ce d’autant que l’on a connu la même perte, le récit n’est pas plombant. Car derrière les larmes , derrière la colère, l’on entend la voix que les ondes nous ont rendue familière, et malgré tout, l’humour peut apparaître entre deux sanglots et au delà de la crainte d’une malédiction moins occulte que génique, et les questions induites sur le risque pour les générations futures.

C’est aussi l’occasion d’en savoir un peu plus sur la femme, sur son enfance et l’on retrouve avec bonheur des évocations des moeurs et habitudes des années 60. 
Le texte est truffé de titres de livres et de chansons, une sorte d’ancrage dans la réalité, lorsque les piliers de ce qui constitue nos vies sont sapés à la base.



Bercée au fil des phrases par la musique de cette voix que je connais bien, j’ai parcouru avec plaisir et compassion ces confidences intimes qui modifieront sans doute la qualité des futures apparitions professionnelles de l’auteur, mais pas de façon négative, loin de là.


Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour leur confiance

#AvecToutesMesSympathies #NetGalleyFrance




Je lis comme je respire, j'ai mes rituels, je commence par la page 66 pour voir si l'ouvrage en vaut la peine, puis je dévore. J'adore cette existence parallèle, cette réalité augmentée.  Lires est l'endroit idéal pour qui évolue, comme moi dans un entre-deux. entre le shampoing anti-poux dans les cheveux de mes fils et L'Appel de la forêt

*
Nous rions aux étoiles, nous dansons, le vertige est proche, mais nous sommes parmi les debout. Nous ne sommes plus tristes à en mourir. On s'habitue au couteau planté dans les tripes.
















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