lundi 4 juin 2018

L'invitation

Elisabeth Day









  • Broché: 352 pages
    • Editeur : Belfond (3 mai 2018)
    • Collection : Littérature étrangère
    • Existe en version numérique
    • Langue : Français
    • Traduction (Anglais) : Maxime Berrée






    L’amitié qui lie deux êtres peut se construire sur des malentendus. Ben et Martin se sont rencontrés sur les bancs de l’école ou plus exactement dans le dortoir d’un pensionnat aussi sinistre que peuvent l’être ce type d’établissement. Et ce soir là, Ben est intervenu pour extraire Martin des griffes d’une bande de chenapans abêtis par la sensation de puissance que confère le fait d’être en groupe. Seulement voilà, le roman commence dans la salle d’interrogatoire d’un poste de police. On imagine donc bien que quelque chose a mal tourné?


    Selon les critères très  en vogue de construction en puzzle, destiné à mettre au travail le lecteur qui doit reconstituer au fur et à mesure de ce que veut bien révéler l’auteur, nous serons invités à faire des allers et retours dans le temps et à examiner  les points de vue de différents personnages.

    L’artifice fonctionne bien si les personnages sont suffisamment charismatiques pour mériter un attachement et donc un intérêt pour leur sort. C’est le cas ici, même si quelque fois l’un ou l’autre des protagonistes aurait bien mérité quelques « bottages de fesse », tant la naïveté ou l’arrogance qui les caractérisent sont irritantes.

    Le risque aussi de ce montage narratif est d’emporter le lecteur dans une recherche avide de résolution du puzzle, en masquant une écriture médiocre. Ce n’est pas le cas avec l’écriture d’Elisabeth Day, qui manie suspens, noirceur et humour avec une grande adresse.

    C’est donc une agréable lecture , dont je remercie les éditions Belfond et Netgalley.


    #L'invitation #NetGalleyFrance



    Dans le mariage, au fil du temps, on apprend à connaître les habitudes de l'autre. Toutes les manies qui s'installent petit à petit : leur évolution graduelle, de la bizarrerie charmante à la routine absurde, illogique, obsessionnelle et pour finir exaspérante.

    *

    Parfois le cours d'une vie peut changer en une seconde, parce que cette seconde n'existe pas isolée des autres : elle est reliée à la chaine infinie de minutes , de jours de semaines de mois et d'années qui se sont écoulés auparavant. Mais cette seconde d'inattention vous met par terre.












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