
- Broché: 180 pages
- Editeur : Albin Michel (23 août 2017)
- Collection : A.M. ROM.FRANC
- Existe en version numérique
- Langue : Français
- ISBN-10: 222639916X
- ISBN-13: 978-2226399168
Histoire de mère, de filles, de rendez-vous ratés, d’incompréhension, plantés ça et là dans un récit qui emprunte à la forme des contes classiques
La construction est peu originale : on suit les générations qui héritent inexorablement des bévues des précédentes, les personnages sont successivement abandonnés au profit de leur descendance : tout cela crée un climat peu propice à l’attachement, d’autant que les portraits sont taillés à la hache, sans nuance et avec très peu d’affects. Si ce style marchait parfaitement dans les romans du début de l’ère Nothomb, Métaphysique des tubes ou Stupeur et tremblements, c’est ici beaucoup moins efficace.
A distance de la lecture (à peine une dizaine de jours), il ne m’en reste déjà qu’une vague impression globale, rien ne vient éveiller des faits marquants dans ma mémoire. On a beaucoup parlé de jalousie comme thème central, il me semble plutôt avoir eu affaire à des personnages très auto-centrés et mus par un objectif unique : paraître. Autobiographique? :
"Quelle merveille ce champagne! Du Deutz? Oui, je le reconnaitrais entre mille. Je dis toujours que le but de la vie, c'est de boire de grands champagnes".
Amélie Nothomb est elle-même un personnage de roman, aux apparitions rythmées par la rentrée de septembre. Le style est très personnel, mais le style ne fait pas tout. Le cru 2017 ne fera pas parti des millésimes exceptionnels.
Quelle merveille ce champagne! Du Deutz? Oui, je le reconnaitrais entre mille. Je dis toujours que le but de la vie, c'est de boire de grands champagnes
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« Soyez économe de votre mépris , il y a beaucoup de nécessiteux » ; Olivia n’avait pas besoin d’obéir au fabuleux précepte de Chateaubriand parce qu’elle regorgeait de mépris. Elle pouvait le distribuer en prodigue, Il lui en resterait toujours.
Je suis d'accord avec vous. J’ai trouvé ce roman de Nothomb inexistant. Ça se lit vite, Ça n’est pas désagréable mais dès qu’on referme la dernière page on ne sait déjà plus de quoi ça parlait. Comme un bon repas au resto ou une séance de bain de soleil. C’est agréable, rien à dire et puis c’est tout. On attendrait plus d’un livre. C’est d’autant plus décevant que j’ai lu pas mal de Nothomb plutôt très bien et que là coup sur coup j’en lis 2 d’elle (enfin « Soif » j’ai lu juste le 1er chapitre, le catéchisme, c’est pas trop mon truc) que j’aurais pu ne pas lire… Je me lasse, certainement…
RépondreSupprimerC'est sans doute cela, la lassitude. Et ce n'est pas uniquement l'abondance des publications, car Joyce Carol Oates est aussi prolifique et aucun ennui ne pointe à l'horizon. Et il y a un tel décalage entre ses premiers romans, qui m'avaient emportée pour leur originalité et leur puissance. Il n'en reste pas moins que cette autrice me fascine, par sa douce folie et sa fragilité
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