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L'avocat du diable ⭐️⭐️⭐️⭐️

Jean-François Pasques  












Dans ce roman policier qui aborde la question de la violence faite aux femmes, l’accent est plus porté sur l’ambiance et le fonctionnement de la 1ère DPJ, et le ressenti de ces problématiques bien contemporaines que sur l’intrigue criminelle. 

A la suite d’un accident lors d’une traque motorisée, Delestran est mis au placard en attendant les conclusions de l’IGPN. Par compassion, la nouvelle chef d’équipe lui confie une affaire d’accusation de viol, sept ans après les faits présumés. Malgré les états d’âme et les ruminations, Delestran s’attelle à ce dossier complexe. 


Même si l’on sait que ce n’est pas un roman à clé, on est tenté au fil des pages à mettre un nom sur le violeur, romancier à succès, ayant autant de succès littéraire que près des femmes…Le personnage n’est pas sympathique, loin de là, trop imbu de lui-même et convaincu de sa valeur . Mais le raisonnement et les méthodes, parfois limites, du commandant éveillent l’intérêt.


Le lexique très professionnel, avec les acronymes et les termes empruntés au jargon du lieu, donnant au roman des allures de vérité. L’intrigue est habilement tressée pour donner lieu au débat autour du sujet si contemporain. 


Un bon moment de lecture.


Merci à Netgalley et aux éditions Fayard pour ce service de presse 



304 pages Fayard 2 avril 2025

#Lavocatdudiable #NetGalleyFrance 







Le progrès ne vaut que s’il est humain. Il ne faudrait pas qu’il se révèle exclusif en se targuant de vouloir profiter à tous.


*


Dominik Jean ne pouvait pas attendre. Même mort, il passait avant tout le monde. 


 

Jean-François Pasques


Jean-François Pasques est capitaine de police et écrivain de roman policier.


L'invitation ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 Sebastian Fitzek












Marla a reçu une proposition de participer à un week-end où se retrouveront d’anciens élèves. Son passé est trouble et complexe, un traumatisme ancien lui a laissé des séquelles et l’espoir de faire le clair sur ce qui s’est passé des années plus tôt l’incite à accepter l’invitation . Mais sur place le chalet semble vide, l’ambiance est angoissante, et finalement personne dans le petit groupe ne sait qui est à l’initiative de ces retrouvailles. 

Le cauchemar va commencer.


Sans doute animé de l’intention de tout brouiller dans l’esprit du lecteur, la construction est complexe, la chronologie est bouleversée, et pour ajouter à la confusion, Marla est atteinte de prosopagnosie, cette incapacité à reconnaitre les visages…autant dire que l’on nage en plein brouillard, autant que le personnage. 


Le scénario est calqué sur les classiques des récits d’horreur, avec de la violence, des pièges, dans lesquels tombera aussi, le lecteur, pour arriver finalement à une logique que rien ne laissait entrevoir. 


C’est un tout petit peu trop confus pour moi, même si je me suis quand même accrochée au fil, pour comprendre le fin mot de l’histoire. 


Merci à Netgalley et aux éditions L'Archipel pour ce service de presse.


320 pages L’Archipel 27 mars 2025

Traduction : Céline Maurice

Titre original : Die Einladung

#Linvitation #NetGalleyFrance 







La plupart des religions considèrent la mort comme un passage ; le corps est abandonné, mais larmes, poursuit sa route. Comment le peut-elle, cependant, quand l'esprit vagabonde déjà avant le décès ?

Sebastian Fitzek



Né en 1961, Sebastian Fitzek est écrivain et journaliste. Il est considéré comme le maitre du roman à suspens allemand 


L'Iguane ⭐️⭐️⭐️⭐️

Carlo Lucarelli 












L’histoire commence avec la découverte d’une scène de crime d’une grande violence, d’autant plus angoissante que l’on est pas certain que l’auteur du double assassinat ne rode pas encore dans les parages. L’unique témoin est une jeune femme aux propos étranges mais qui ne serait-pas perturbé par un tel déchainement de folie meurtrière . Les enquêteurs ont fort à faire, d’autant que de nouveaux méfaits dont on ne doute une instant qu’ils soient en lien, sont découverts. 


Le lecteur pense en savoir plus, car les chapitres consacrés à l’enquête alternent avec les confidences du tueur, mais on n’en connait pas l’identité. Un troisième narrateur s’immisce dans l’intrigue, un aveugle qui se repère avec tous ses autres sens, hyperdéveloppés, et adepte de la musculation. 


Il faut un peu d’attention pour ne pas se perdre, du moins dans les premières pages mais on finit pas se repérer mais aussi pour ma part à avoir des doutes précis sur l’identité du criminel. Mais motus…


De quoi frissonner, tant le tueur si malin est capable de tout, animé par une volonté féroce de détruire…


Cet opus est le troisième de la série, il est sans doute intéressant de faire connaissance avec l’équipe en commençant par le premier tome.


Un thriller efficace, et une visite guidée de Bologne qui en font une lecture très agréable. 


Merci à Netgalley et aux éditions Métailié pour ce service de presse.



224 pages Métailié 7 mars 2025

Traduction  : Serge Quadrupanni

Titre original : Leon

#LIguane #NetGalleyFrance



Carlo Lucarelli


Né en 1960, Carlo Lucarelli est un écrivain, scénariste, journaliste et animateur télévisé italien. Fils de médecin, il fait des études de littérature classique et obtient une thèse. Il est l’auteur de nombreux livres, romans policiers, thrillers et livres d’enquêtes.



L'île de Clipperton ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 Raphaël Laforgue 












Voilà un objet littéraire très étonnant ! Déstabilisant même, dans les premières pages (ou devrais-je dire « eaux » ?).  Pas de quoi tomber dans les pommes et pourtant…

Une fillette nous parle, avec un langage aux confins d’une langue étrangère, les prénoms et les noms de famille sont étranges, les expressions fruitières abondent et les phrases dessinent quelque chose d’à la fois familier et irréel. Et peu à peu la magie opère, on s’approprie la musique et les mots, et on restitue le sens là où le texte semblait délirant. Très vite, l’histoire se dessine, on comprend l’isolement sur l’île proche d’un continent, on apprend le passé trouble et les événements qui ont fait évoluer le mode de vie et l’on voit arriver de nouvelles périodes troublées. On peut y ajouter les messages écrits par les enfants, dont l’orthographe incertaine crée une autre forme de poésie. 



Il faut accepter de s’imprégner d’un texte qui serait écrit dans une langue étrangère proche de la notre et c’est un peu cela puisque cette métamorphose du langage a été une prise de position politique, une manière de faire table rase d’un passé agité. Les métaphores abondent (selon notre définition actuelle) et font de ce texte une sorte de traité universel de la destinée humaine, qui fait fi de la paix pour défendre des idées. La guerre, la pollution, le profit, tous ces maux sont évoqués  entre les lignes.


Pour les amoureux de jeux avec le langage, la lecture sera un grand plaisir. Très original et réjouissant. 


Merci à Netgalley et aux éditions Noir sur Blanc pour ce service de presse.



320 pages Noir sur blanc 20 mars 2025

#LîledeClipperton #NetGalleyFrance





Magda tu veut venir chez moi pour faire les pommes chronologiques ? Chez moi c’est dans les Platitude mais bon pas hipper loi, du village, un cardeure vin minute en direccion des Colline, Juste au niveau de la carcace de l’avion de Willy ! Nos mères pourrait sarrangez pour les trajet ! Si tu veut on peut ètre copine. Nancy


*


Cette  autrice  n'écrirait rien à la légère ; elle s'entraînerait avant d'écrire, et ses personnages s'entraîneraient avant d'être écrits.


*


Je ne suis pas une mordue de l'Artiste d'État, mais il faut reconnaître qu'en matière de pâte à modeler, il déplaçait les cavaliers.


*


Ça veut dire quoi, sucre-pêche ? A dit Zoé. Elle a déjà fini de lire son eau, ça m'énerve. Je lis un compte rendu précigieux, et tout le monde me casse les oreilles dans cette Brourie.


Raphaël Laforgue



Raphaël Laforgue est né en 1990. Après des études d’histoire à l’École normale supérieure de Paris, il a travaillé pour différentes structures du cinéma, comme la Société des réalisatrices et réalisateurs de films. "L’île de Clipperton" (éditions Noir sur Blanc, 2025) est son premier roman.


M(us)K ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Sabine Menet





Ces quatre amis pour la vie, unis par leur jeunesse et leur passion pour la musique, se sont brutalement séparés à 18 ans, lorsque Alex se suicide. Un drame qui n’a cessé de les hanter. Au point que vingt-cinq ans plus tard, l’un deux devenu flic, tente un rapprochement, avec en tête l’idée que tout n’était pas clair dans cette affaire pourtant classée. 


Si Manu mène le jeu, les souvenirs alternent avec les échanges actuels, reconstituant les pièces du puzzle, beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. La ténacité de l’enquêteur et son goût pour sortir du cadre nous amènera à une belle surprise…



Un roman noir soutenu par une bande son de la fin du siècle dernier, la nostalgie d’une époque perdue, dont la valeur n’est pas lié qu’au regret de leur jeunesse, des personnages sympathiques, dont les blessures ont amorcé la construction d’une carapace protectrice, tous ces ingrédients accrocheurs font de ce roman un excellent moment de lecture.


Merci aux Éditions OLNI pour ce service de presse.


269 pages OLNI 27 février 2025







L'être humain se familiarise avec la douleur. Quand elle le quitte, elle parvient à créer un inconfort. Nous sommes tous de grands malades. Je n'échappe pas la règle.


*


De tout le temps, la monstruosité a poussé le vice jusqu'à faire des enfants, maltraitant la chair de sa chair, sans se sentir concerné, jouant avec perversité sur l'attachement fil. Combien d'années faut-il pour pouvoir dire  mon père est un monstre sans ressentir de culpabilité ?


 


Sabine Menet est une journaliste française. M(us)K est son premier roman.  


 



 

Le chant du prophète ⭐️⭐️⭐️⭐️

 Paul Lynch











En Irlande, à une époque indéterminée, mais dont on pressent hélas qu’elle pourrait ne pas être lointaine, le gouvernement pose les jalons de ce qui ressemble fort à une dictature implacable. Pour Larry, cible de choix, car syndicaliste, le dilemme n’a pas trainé, il ne renonce pas à la manifestation organisée par et pour les enseignants qu’il défend. Le prétexte est une aubaine, on n’entendra plus parler de lui. Eilish devra donc continuer seule le combat, oh combien inégal face à ce pouvoir tentaculaire et de plus en plus répressif. Lutter pour la survie, pour elle et ses quatre enfants dont il faudra gérer les angoisses et les rébellions…Devra t-elle quitter ce pays tant qu’il est encore temps, ou résister au péril de leur survie ?


Terrifiant par le tableau d’apocalypse que génèrent les événements, et qui est malgré tout familier si on se rappelle des épisodes récents de notre histoire, le roman nous plonge dans une ambiance de guerre civile, avec des dégâts collatéraux multiples, et la violence comme mode de communication. 


Les multiples questions que se posent Eilish deviennent les nôtres, en tant que lecteurs mais aussi citoyens se projetant dans un futur plausible alors que les bruits de botte résonnent de toute part.



C’est un roman dur, efficace et nécessaire, pour prendre conscience que nous avons un rôle à jour avant qu’il ne soit trop tard. 



300 pages Albin Michel

Traduction : Marina Boraso

Titre original : Prophet song







Contempler le jardin, gagné par l'ombre, et ce désir en elle de s'unir à l'obscurité, de sortir s’étendre à ses côtés, reposer près des feuilles mortes et laisser couler la nuit, ne se réveiller qu'à l'aube et se lever régénérer avec le matin. S'il n’y avait pas ces coups à la porte.


Paul Lynch



Né en 1977, Paul Lynch est un écrivain irlandais. Il vit à Dublin. Le Chant du prophète a reçu le prix Man Booker Prize 2023


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