Keith Rosson
Le lecteur est averti avant même d’avoir parcouru les premières pages : le roman s’annonce trash, violent mais drôle, dans la ligne de L’Histoire sans nom ! Qu’on se le dise, on n’est ni dans le feel-good, ni dans le développement personnel ! Et encore moins dans la romance …
Dès le départ, on comprend que les personnages ne sont pas recommandables. Le premier chapitre met en scène des hommes de main qui obéissent aveuglement au chef, et il s’agit de récupérer une dette. Faire mal, en évitant si possible de donner la mort . Si la première mission de ce jour là dure quatre minutes, presque un record, il n’en sera pas de même lorsqu’il s’agira ensuite de convaincre l’homme suivant sur la liste de restituer une grosse somme s’argent. Le comportement de leur cible et de sa compagne est étrange et surtout une main coupée trouvée dans le congélateur va marquer le début d’aventures rocambolesques et d’un acheminement vers l’apocalypse .
Beaucoup d’actes violents, à base de morsures, viendront émailler les scènes d’affrontements. Mais surtout peu à peu on comprend les rouages de cette immense machination pour laquelle des fédéraux sont à cran dans une mission top secret.
Ne nous voilons pas la face, c’est l’hécatombe ! À un tel point qu’on se demande s’il va rester des personnages pour finir le roman, tellement la mort rode et n’épargne même pas les plus influents des protagonistes.
Un certain humour vient alléger quelque peu le propos.
« Une fois il a frappé de toutes ses forces le genoux d'un mec avec la partie arrache-clou d'un marteau Craftsman. Juste parce que Peach le lui avait demandé. Et voilà maintenant qu'il est en train de causer aura. »
« Bonner le sent, puis il regarde mieux leur visage et il découvre une très faible tolérance au moindre emmerdement supplémentaire »
On aura l’occasion de croiser nombre de zombies et autres décérébrés avides de sang. Tout cela parce que les forces du mal ont été lâchées sans contrôle par le biais d’une révélation et de trois reliques hautement dangereuses. Un archange que l’on martyrise et un diable de bas grade seront les agents de la fin du monde…
C’est tellement hors piste que l’on peut dire « même pas peur » ! Mais on passe un moment plutôt agréable en observant le chaos suggéré.
Le roman offre une image peu reluisante de la nature humaine, on s’en doute. Mais une question subsiste lorsque l’on lit les dernières lignes : que peut bien nous réserver la suite, étant donné l’état dans lequel on laisse la Californie ?
Merci à Netgalley et aux éditions Sonatine
480 pages Sonatine 13 mai 2026
Traducteur : Charles Bonnet Sigolène Vivier
Titre original : Feverhouse
#FièvreNoire #NetGalleyFrance
Une fois il a frappé de toutes ses forces le genoux d'un mec avec la partie arrache-clou d'un marteau Craftsman. Juste parce que Peach le lui avait demandé. Et voilà maintenant qu'il est en train de causer aura.
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Bonner le sent, puis il regarde mieux leur visage et il découvre une très faible tolérance au moindre emmerdement supplémentaire
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Ce que l’on souhaite aux autres se retourne contre vous
Né en1976, Keith Rosson souffre d'une hypoplasie du nerf optique: ce qui lui a laissé un vision périphérique de 25 degrés avec les deux yeux combinés, le rendant quasi aveugle. Il n’a réalisé la gravité de sa déficience visuelle qu’à l’âge de dix ou onze ans. Il grandit en lisant des bandes dessinées et en dessinant tous les jours, et découvre la musique punk à l'âge de treize ans. Il a abandonné ses études d'art à deux reprises. Il a d’abord étudié dans une école des beaux-arts, puis a étudié le graphisme. Il vit dans Portland (Oregon) avec sa compagne et ses deux enfant








