mercredi 17 octobre 2018

L'évangile selon Youri

Tobie Nathan








  • Broché: 280 pages
  • Editeur : Stock (22 août 2018)
  • Collection : La Bleue
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français







Le moins qu’on puisse dire avec ce roman, qui met en scène un enfant immigré tsigane, est qu’il est déroutant. Car le propos se décentre souvent, laissant de côté les péripéties de l’enfant qui affole les médias et retient toute l’attention des autorités le plus suprêmes, pour faire la part belle à des passages clairement autobiographiques. Ainsi, auto fiction , fantastique, réflexions éthiques se mêlent dans un joyeux tintamarre. Les personnages secondaires peuvent prendre le devant de la scène , sans que le rôle apparaissent fondamental dans l’histoire, leur présence ne se justifiant que par leur originalité . Quant à la destinée du jeune Youri, la surprise est de taille quand on apprend pourquoi il est là.

L’idée est plutôt originale , mais il est dommage d’être perturbé par les digressions permanentes, qui éloignent du sujet et constituent autant de décrochages dans la lecture, et donnent l’impression d’un remplissage pour étoffer une intrigue qui a du mal à se développer.

On y retrouve les thèmes chers à l’auteur, la critique de la psychanalyse, l’importance des racines, l’intégration et ses écueils, ici intégré dans une fable contemporaine un peu déjantée.

Un plus pour les personnages, l’originalité du sujet et lia couverture.
Un moins pour le caractère brouillon de la rédaction, qui disperse l’attention.


#L'evangileSelonYouri #NetGalleyFrance




L'information moderne est une panse de gros herbivore qui transforme n'importe quel végétal en une bouse identique. ce n'est qu'une question de temps.

*

Ce gamin, ce petit gitan crotté à la touffe de corbeau, s’élevait insensiblement jusqu’au ciel, la tête dans les nuages et les pieds tressés aux racines des arbres.

*

Lorsqu’un visiteur fait irruption dans notre monde, la lumière change de couleur, on ne sait plus d’où souffle le vent, les arbres – surtout les arbres, changent d’inclinaison et un son, presque imperceptible, une sorte de tintement, accompagne le pas des promeneurs.





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