dimanche 16 décembre 2018

Le vieux qui voulait sauver monde

Jonas Jonasson









  • Broché: 504 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (11 octobre 2018)
  • Langue : Français
  • Traduction (Suédois) : Laurence Mennerich













Il est de retour, Allan Karlsson, toujours en forme, et prêt pour de nouvelles aventures. D’autant que le magot avec lequel il profitait du grand luxe dans un palace à Bali avec son pote Julius se réduit peu à peu à peau de chagrin. Il est donc temps de prendre la poudre d’escampette  et de découvrir de nouveaux horizons, et c’est une excursion en montgolfière qui leur donnera l’occasion de vivre à nouveau de folles aventures .

Après avoir témoigné d'un siècle d'histoire, Allan analyse à travers  le prisme de sa personnalité hors du commun notre époque. Il  s’est même mis à la page, en découvrant les charmes et les ressources d’une tablette numérique, à laquelle il devient vite accro.

De Trump à Kim-Jong-Un en passant par la ministre des Affaires étrangères suédoise, Allan se fera de nouvelles relations, avec lesquelles il restera fidèle à lui-même , brut de décoffrage. Pas de langue de bois, c’est ce qui fait sa force. Bien entendu tout cela se fait sur un fond de trafic d’uranium ou de plutonium?), et de mallettes échangées.

Pas de surprise avec cette suite du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire , même ambiance, même ingénuité des dialogues, ce qui contribue à déstabiliser ses interlocuteurs, désarmés par le culot du bonhomme, impressionnés par son âge qui force le respect, mais laisse planer un doute sur ses capacités.

L’intrigue est plus simple que dans le premier opus, et met en jeu moins de personnages et ce n’est pas plus mal.


On frémit un peu en constatant que de part de d’autre de la planète , deux fous à peine caricaturés, jouent à la bataille sans se soucier le moins du monde de l’impact de leurs décisions sur l‘avenir de la planète et de ses habitants (ont-ils conscience d’en faire partie? Il vaut mieux en rire, et c’est ce que nous propose une fois de plus Jonas Jonasson, dans cette farce bien troussée, qui laisse l’espoir de retrouver un jour ce vieux décidément burlesque et désopilant.

Merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance.


Vous êtes invités à nous accompagner au restaurant, en particulier si votre générosité va jusqu'à payer l'addition, car je viens de me souvenir que nous sommes sans le sou. Nous avions un briquet en or, mais nous l'avons échangé à Pyongyang contre du muesli et du lait

*

- Pourquoi est-ce que vous répétez tout deux fois? lança Allan
-De quoi? lâcha le Président 
Le centenaire se trouvait maintenant face à un dilemme.
- Au risque de me rendre coupable du même défaut, je me demandais pourquoi vous répétez tout deux fois. Surtout que la plupart du temps, ce n'est même pas vrai;
- Pas vrai? Pas vrai? éructa le Président, revenant instantanément à son humeur du début de leur entrevue. Je vois que vous êtes un lèche-bottes du New York Times, sale rat!
Certains golfeurs sont plus susceptibles que d'autres après un coup dans un bunker






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