jeudi 24 janvier 2019

Transcription

Kate Atkinson





  • Broché: 400 pages
  • Editeur : JC Lattès (9 janvier 2019)
  • Collection : Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Sophie Aslanides









La transcription, c’est la tâche que  se voit octroyer Juliet, alias Iris, (ou Madge ou Ivy!), alors que la deuxième guerre mondiale  sévit en Europe, et qui consiste à enregistrer puis taper à la machine les conversations de traitres potentiels qui se réunissent dans un appartement voisin. 
Autrement dit on est dans l’espionnage, le contre-espionnage, entourés de taupes, et d’alliés dont il faut quand même se méfier, et il faut avouer que comme l’héroïne du roman on ne sait plus très bien à qui se fier. La meilleure solution étant à personne. 

Dit comme ça, cela peut paraître un peu sec et rébarbatif, mais il faut compter avec la fraicheur et l’humour de Juliet, pour que  le récit s’en trouve bien allégé. Sa naïveté, dont elle se moque à distance (eh oui le roman fait des allers et retour entre les années 40 et 50 et même 80), donne un ton guilleret au récit.

Difficile quand même de ne pas s’y perdre (j’ai dû relire le premier chapitre que j’avais totalement oublié en tournant dernière page, et revenir en arrière pour bien vérifier la période en cours , à plusieurs reprises), même si l’on sent que la démarche est volontaire de la part de l’auteur. Et le nombre de personnage, affublés pour la plupart de pseudos et de noms de code renforcent l’impression de pagaille, qui est peut-peut-être un reflet de l’ambiance de cette époque troublée


L’originalité des personnages sauve le récit, mais cela ne sera pas le roman que j’aurai préféré de cet auteur, que j’avais beaucoup apprécié dans Dans les replis du temps.

#Transcription #NetGalleyFrance






Elle tripota le collier de perles qu'elle portait autour du cou. A l'intérieur de chaque perle, il y avait un  petit grain de sable. Telle était la véritable essence de la perle. sa beauté n'était rien d'autre  que la pauvre huitre qui essayait de se protéger. Se protéger du sable. De la vérité.

*

Il traversa le petit salon et se laissa tomber lourdement sur le canapé. Sa présence emplit l'appartement d'une manière fort différente du Tchèque. La différence entre présence et absence. Lire et écrire. Jouer et écouter. Vivre et mourir. Le monde n'était qu'une interminable dialectique. C'était épuisant.

*

Il démystifia l'acte sexuel, en donnant à Juliette une traduction rigoureusement anglaise de l'éducation sexuelle. il s'avéra que c'était une activité comme le hockey ou l piano, et que si l'on s'exerçait assez, on pouvait devenir étonnamment compétent.




Diplômée de littérature de l'université de Dundee, elle reçoit en 1988 le Woman's Short Story Competition pour l'une de ses nouvelles. Son premier roman, Dans les coulisses du musée (Behind the scenes at the museum), obtient le Whitbread First Novel Award et le Whitbread Book of the Year Award en 1996. En France, le livre est élu « meilleur roman de l'année » par le magazine Lire. Elle a inventé un héros récurrent, le détective privé Jackson Brodie, que l'on rencontre dans La Souris bleueLes choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux, À quand les bonnes nouvelles ? et Parti tôt, pris mon chien. Sa pièce de théâtre Nice fut présentée à l'occasion de la manifestation "Du monde entier" organisée par le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis (du 22 juin au 7 juillet 1998).
Elle crée en 2013 un nouvel univers romanesque autour de la famille Todd et de la deuxième guerre mondiale qui comprend à ce jour deux titres (traduits en français) : Une vie après l'autre et L'homme est un dieu en ruine 1. Un nouveau roman, Transcription, paraît en France en 2019 et poursuit son exploration des années 1940
(Source : Wikipédia)


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