vendredi 26 juillet 2019

A moi pour toujours

Laura Kasischke






  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (14 mars 2008) 
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction : Claire Wicke
















Ces quatre mots qui composent le titre de ce roman de Laura Kasishke, sont ceux que son héroïne, prof d’université, trouve dans son courrier, suivis de plusieurs messages plus que chaleureux, et bien sûr non signés.
Pour Sherry,  quarante ans, qui vit une vie de couple assez réjouie, tirant partie de sa maturité pour exprimer aisément ses fantasmes à un mari plutôt ouvert, le mystère qui entoure les billets enflammés constitue dans un premier temps une pincée de piment supplémentaire pour enrichir leurs désirs de couple sexuellement épanoui. Mais les conséquences iront bien au-delà de ce que l’on imaginait.

Si la première partie du roman évoque plus une romance érotique avec force détails de la vie sexuelle de l’héroïne, l’auteur renoue ensuite avec le genre qu’elle affectionne, et qui flirte avec le thriller psychologique. Les personnages deviennent inquiétants, les situations évoluent vers des impasses tragiques et l’angoisse croît à chaque page.


Roman réussi, qui offre un bon moment de lecture et ne démérite pas en comparaison des autres publications de l’auteur.




Un jour, se disait-il alors, il posséderait une vieille ferme dans la campagne, avec une carabine et un chien.
Bon, le chien est mort. Et la vieille ferme est aujourd’hui entourée de lotissements portant des noms comme Willow Creek ou Country Meadows – autant d’énormes fausses vieilles demeures qui surgissent en une nuit, avec des panneaux au bord de la rue annonçant fièrement À PARTIR DE499000 $. (Sommes-nous censés être impressionnés par le coût, ou bien séduits par la bonne affaire ?) Et la circulation est désormais si dense qu’il se passe rarement un jour sans que l’autoroute soit fermée durant une heure ou deux.

*

Dehors, une pluie à moitié gelée claque contre la fenêtre. À l’intérieur, Mozart sur la stéréo, un verre de vin, un livre sur Virginia Woolf dont je sais déjà que je ne le terminerai jamais. Les mots dansent sur la page comme je tente de me concentrer. J’ai déjà lu deux chapitres et n’en ai aucun souvenir.





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